STEPHEN MARLEY : Le Fils du Père
Après Ziggy et son groupe The Melody Makers dont il était membre, son petit frère Damian pour qui il a été le producteur des deux albums, Stephen Robert Nesta Marley alias 'Ragga' décide enfin de sortir de l'ombre du père et de ses frères.
« Mind Control » son premier essai le démarque largement de ses frères. Avec une voix mélodieuse qui peut s'expliquer par le professeur qui n'est autre que le père lui-même aux les intonations très reconnaissables, il nous gratifie d'un savoureux d'un savoureux mélange de musique reggae aromatisé d'un zeste de hip-hop.
Pour cet opus entièrement réalisé de ses mains, il a fait appel bien sur a sa famille à savoir Damian sur le premier single « Traffic Jam », Julian sur le retentissant « Iron bars » où il croise la route du rappeur Mr Cheeks qui signe son retour aux affaires et Spragga Benz pour un couplet digne de son statut de 'toasteur'. On note la présence de Mos Def qui confirme son penchant actuel pour ces sonorités jamaïcaines sur « Hey Baby ».Plus respectable encore la présence de Ben Harper, à la guitare sur « Inna di Red »,dont l'admiration pour le patriarche Marley n'est un secret pour personne. La chanteuse New-yorkaise Maya Azucena et Illustr8 (se lit illustreight) vienne compléter l'équipe pour un entraînant « Let Her Dance » parfaitement taillé pour les dancefloors.
Les très touchant « Fed up » et « You're Gonna leave » dégagent une émotion indescriptible due sûrement à un timbre vocal rappelant à se méprendre un certain Nesta Robert Marley ou Bob si vous préférez.
« Lovely Avenue » et « Chase Dem » n'auront que pour rôle de vous faire ressentir la fraîcheur d'une culture reggæ qui a toujours sa place dans l'univers musicale contemporain.
L'état d'esprit général à la suite de cette thérapie est très positif et confirme que l'on restera encore pendant quelques temps sous le control spirituel du clan Marley.
Charles Bell.
RESUME LIVE:FESTIVAL L’ORIGINAL 2007

Method Man fait chavirer le transbordeur
Après deux semaines de pleine activités réparties sur toute la région Rhône-Alpes et une programmation à faire rougir les plus grands adeptes de la culture Hip-hop, le festival L'original 2007 arrive à son terme. Le point culminant selon des fans tels que moi est la venue le Samedi 7 Avril de Clifford 'Method Man'Smith précédent son pote Redman annoncé pour le 10 Mai.
C'est avec une émotion d'une ampleur indescriptible et encore perceptible, que je débute ce dimanche 8 Avril aux alentours de 3heures du matin la rédaction du récit de ce moment inoubliable. Mais reprenons tout dès le début…
L'attente………
A peine arrivé aux abords du Transbordeur de Villeurbanne, la file d'attente donnait rapidement le ton de l'événement. Passé la sécurité et les multiples distributeurs de tracts, le transbordeur tout récemment rénové, nous ouvre les bras avec un aspect de ses plus beaux jours et une salle comble. L'accueil est à la hauteur de l'influence de l'homme et de son collectif dans le rap. L'esprit du Wu Tang Clan (Groupe de Method Man) flotte déjà au dessus du public accompagné de vapeurs plutôt douteuses dues certainement à la difficulté de faire respecter l'interdiction de fumer dans les lieux publiques. Qu'importe The Show must go on !!!!
Première Partie
21Heures précise la première partie assuré par nos artistes locaux débute dans un calme plutôt relatif,W-A, Okrika, Sang-Pleur s'enchaineront sans un déferlement de joie si je peux le préciser. La suite assurée par notre ami et respectable Human beatbox ou beatboxeur Teddy soutenu par deux violonistes ne sera pas du même effet car remercié par une acclamation très appuyée du public visiblement admiratif de la prestation. Zéro pointé fut chargé de faire monter l'intensité qui se stabilisa jusqu'à l'arrivée de Youssoupha la révélation rap française de cette année en tournée avec Method Man.
C'est avec un flow ravageur et digne d'un professionnel que ce jeune congolais d'origine fit tanguer le Transbordeur dans tous les sens grâce a des titres comme « Dangereux » et bien sur son tube « Destinée ». Après un petit jeu dans le but de chauffer la salle, il termine en filmant avec un téléphone portable le boucan qu'il réussit à orchestrer dans la salle. Vidéo devant servir selon ces dires à montrer au public parisien l'efficacité du Lyonnais.
Les hostilités peuvent débuter !!
Il est 23h05 .Après un rapide changement de plateau et le temps de se prendre un autre de verre, l'impatience se fait soudainement entendre avec « Wu Tang, Wu Tang » scandé par la foule afin de ramener leur idole sur scène. Appel entendu par ce dernier. DJ Mathematics à peine installé devant ses platines, on aperçoit débouler sur la scène deux Emcees (MC ou maîtres de cérémonie) respectivement camouflés sous une capuche. Le temps d'écouter quelques rimes, je m'aperçois que c'est l'intro de « 4 :21 The Day After » le dernier album de Method Man qui est chantée par ce dernier reconnaissable par sa gestuel et en compagnie de Streetlife au visage à présent dévoilé. Pas besoin de vous décrire le bruit occasionné dans la salle lorsque la capuche fut rabattue par MEF. Le titre « Blackout » (tiré de l'album du même nom réalisé avec son pote Redman) sur les lèvres, l'artiste, a été rapidement surpris par la réceptivité du public. Enchaînant par « How high », « Part II », « SOS » puis « Do You Really » , Johnny Blaze relayé par un efficace Streetlife nous donne rapidement un avant goût de son talent de Shownman ; mais le meilleur reste avenir…
Le titre « M.E.T.H.O.D Man » dont l'introduction reste mémorable, emballe rapidement les avertis qui le chantent en cœur pour littéralement s'enflammer sur « Bring the pain » et « What the blood clot » ; titres qui n'ont pas pris une seule ride depuis 1994 année de sortie de l'album « TICAL » :un classique. Trêve d'égarement et revenons à nos affaires.
A ce moment du concert l'excitation des acteurs atteint des sommets avec les sauts répétées de Blaze dans le public au dépend de ses gardes du corps qui ont du mal à les prévoir. Mais lorsqu'un calme éphémère s'installa, Mef demanda aux dames (avec une douceur qu'on ne lui connaissait pas) de lever les mains .Ceci fut bien sur exécuté par ces dernières et par quelques idiots n'ayant pas du tout compris à qui s'adressait l'artiste (et vite remis à leurs place dans un 'franglais' approximatif par Blaze). Le rappeur entama « All I need » évidement dédié à la gente féminine.
Juste le temps d'annoncer que le moment suivant sera réservé a son nouvel opus, le Emcee décortique 4:21 The Day After allant de « 4 :20 »et le couplet de Streetlife, puis « Fall Out », en passant par « It 's me » pour aboutir selon Monsieur à son titre favori de l'album « Say » en collaboration avec Lauryn Hill des Fugees et produit par Eric Sermon en personne. L'amertume de l'auteur était encore visible à l'interprétation de ce titre adressé à ces détracteurs, journalistes et fans infidèles marqué par un final en aca pella démontrant l'étendu de la technique du rimeur.
L'Hommage
Précédé par quelques extraits de Wu Tang tels que « Ice Cream », « Cream » ou « Wu tang Clan ain't nuthing to F*** with », Meth entama un petit discours afin de rendre hommage a son acolyte Ol' Dirty Bastard qui nous a quittés, mettant un accent particulier sur son addiction pour la gente féminine tout cela teinté d'humour car l'homme disparu aurait souhaité que penser a lui soit une éternelle fête.
L'euphorie envahie le public sur les classiques de ODB. « Shame on a Nigga », « Shimmy Shimmy ya », « Brooklyn zoo » et « Got your money » se succédèrent pour le plus grand plaisir des fans qui étaient nombreux. Cette séquence s'acheva sur une improvisation du rappeur dans le but sans doute de remercier son public très réactif à cet instant.
Freestyle encore dans l'esprit, le public est autant incontrôlable que l'artiste. « Judgement Day » marque le début de l'anarchie total. On assiste à un Clifford bondissant dans tous les côtés et dans le public avec un salto offert aux chanceux de la fosse au final du titre. Grandiose diront certains, dangereux diront d'autres. Qu'importe : The Show Must Go On !!!
Même pas le temps de digérer que la sirène retentit !!Et oui c'est « Da Rockwilder » qui aura la lourde responsabilité (remplie) de faire couler le transbordeur dans un torrent de cris de joie, de paroles reprises en cœur pour un final de Show digne des Rolling Stones. A ce moment il réalisa l'impensable : se mettre debout soutenue des mains par son public ! Ceci fit office de Finish avec grand F conclut par M.E.F. Visiblement ému il remercia encore et encore son public lyonnais dans un français pris de volé à sa traductrice apparemment sur un nuage tout comme le reste de la salle. Il s'éclipsa de scène sous un tonnerre d'applaudissements qui saluait sans aucun doute le meilleur concert de Hip-hop qu'a connu la ville.
Comme il le demanda à plusieurs reprises ce soir là, « C'est cool ? », moi je lui réponds « Yes man !!»
Le Festival L'Original 2007 s'acheva avec selon moi avec un sentiment de devoir accompli. La présence d' Oxmo Puccino, Casey, Mc Tyer, Method Man, surtout Public Enemy et notre groupe local Dialect a prouvé simplement l'importance qu'accordent les organisateurs aux choix d'artistes respectables de la scène rap actuelle. Je ne pourrai que tiré mon chapeau au staff qui nous avait d'ailleurs précédemment accueilli et dont on peut à présent observer la progression.
"Hip Hop is not a product; Hip Hop is you and me" disait KRS-One; message a priori bien compris par l'organisation. Merci pour tout et vivement à l'année prochaine!!!
PEACE.
Charles Bell.
Musiq Soulchild : Un amour en musique
Le natif de Philadelphie nous est revenu dans les bacs depuis le mois mars avec un 4e album Nu Soul très sentimental. Le patronyme Soulchild ré adopté sûrement pour montrer son détachement de 'Def soul' son précédent label, Musiq resurgit très différent de ces précédentes œuvres. Avec plus de 150.000 exemplaires écoulés aux Etats-Unis dès la première semaine, 'Luvanmusiq' s'avère plus surprenant que prévu.
D'entrée le tube « B.U.D.D.Y » premier single, donne le ton de cet album dont le centre d'intérêt est bien sur la gente féminin. « Ms. Philadelphia » est une juste comparaison de sa ville natale à la femme de ses rêves. Toujours maladroit en relation comme bon nombre de ces semblables masculins, « Teachme » lui donne donc la possibilité de réapprendre à aimer dans l'espoir de s'améliorer comme promis dans « Betterman ». Le très mélodieux « Thequestions » fera sans aucun doute effet grâce au piano dominant, tout comme « Today » ou on peut noter que l'artiste n'a rien perdu de son talent d'auteur. Il fallait évidemment un titre taillé pour les pistes de danses, rôle affecté à « Makeyouhappy », qui le remplie sans aucune difficulté.
De « ridiculous » en passant par « Millionnaire » pour atteindre un «Takeyouthere » ou un «Lullaby », on découvre l'artiste sur plusieurs facettes gravitant autour de son thème favori qu'est l'amour ; au point de nous présenté le « Greastestlove » sur sa dernière piste de l'album.
C'est un Musiq Soulchild méconnaissable qui nous apparaît avec une voix plus légère et plus travaillée sur cet opus personnel, aux influences R&B mis en avant. Déplaira à certains fans Nu Soul de première heure, ce disque nous montre tout simplement une autre face de son amour pour la musique.
Charles Bell.
Les amis de Charles Bell (21)
Muta'Son prod
|
Le 19-11-07 à 05:07
Bonjour ! Passez jetter une oreille sur notre page pour decouvrir nos artistes et éventuellement donner votre avis .... |










