Retour à l'accueil
etiennegachet
  • Lyon - Marseille (France)

  • Style musical : Tous styles
  • Dernière connexion : le 02-11-09 à 19:27

biographie

coups de gueule

  • La Sacem, avec qui je fricotte de temps à autre (pas plus que de raisonnable rassurez-vous), édite un petit journal : Notes. C'est dans cette feuille de chou interne que quelques journalistes de la presse nationale ont su aiguisé leur plume...

    Ainsi, en son temps, il était possible d'y lire la très révérencieuse prose de Monsieur Ludovic Perrin. Le Sieur Perrin, auteur également de quelques livres sur la chanson que je n'ai pas lus (je n'en dirai donc pas du mal),... le sieur Perrin; disais-je, se distingue aujourd'hui en se plaçant en spécialiste ès chanson française dans les pages culturelles du journal Libération. Longtemps j'ai lu ses papiers dans l'espoir d'y découvrir de nouveaux talents ou d'enrichir ma science.

    Pour être honnête, je n'y ai que rarement trouvé mon compte. Petit à petit et insidieusement, je n'ai plus pris plaisir à lire les critiques de la chanson dans Libé. Il y a parfois chez leur auteur, lorsqu'il parle de la nouvelle génération d'artistes, un ton condescendant et paternaliste réellement insupportable, un air de « j'ai tout vu tout vécu » des plus pénibles!

    La première fois que Ludovic Perrin m'a énervé, c'était le 6 juin 2000. Perpétuant la longue tradition guerrière entre Libé et le chanteur Renaud, Perrin décrivait ainsi le concert du chanteur ressuscitant au travers de sa tournée intimiste « Une guitare, un piano et Renaud » : « Visage grimé de poupée, boursouflé, voûté (...) la voix est très fausse et, durant les intermèdes, les blagues sur le foot, les PD, (...) le chanteur se confond de plus en plus avec les travers beaufs de sa petite comédie humaine ». Je venais d'assister à ce concert et, franchement, si c'est pas de la mauvaise foi... Mais après tout, Perrin a le droit de penser et d'écrire ce qu'il veut!

    Le 31 mai 2002, je dois cependant reconnaître que j'ai eu du mal à contenir ma colère en lisant sa chronique consacré au nouvel album de Renaud, « Boucan d'Enfer ». L'auteur y affirmait que la « dépression éthylique » du chanteur était « un secret de polichinelle savamment entretenu ». Première nouvelle. Mais lisons la suite: « Puisant d'abord dans le fait divers banlieusard, l'écriture du (...) faussaire a vite perdu en humour dès lors qu'il s'est agi de traiter l'actualité politique. Cette acrimonie a mué (...) en méchanceté pure, mélasse du ressentiment dans laquelle Renaud s'exerce à son nouveau jeu favori : les jugements sans procès. (...) Les délits de sale gueule et autres raccourcis idéologiques... ». Là, de ma plus belle plume, j'ai envoyé un petit mot peu révérencieux à Ludovic Perrin pour lui signaler que perdre de la place pour démolir un artiste qui, mauvaise critique dans Libé ou pas, vendra quand même très bien son album, c'est dommage. Sans compter qu'un paquet d'artistes talentueux auraient bien besoin que l'on parle d'eux dans la presse, même pour en dire du mal...

    C'est encore plus tard, en juin 2005, que j'ai découvert la vraie nature de Ludovic Perrin. Ce garçon m'est alors apparu névrosé. Psychiatriquement atteint. Obsessionnellement Renaud-phobe! Ainsi, pour annoncer la sortie de l'album « Matador » des Mickey 3D (je rappelle que c'est l'album de Mickey qui a suivi le succès du précédent « Respire » et non l'inverse), Ludovic Perrin écrivait : « sorti de la cuisse de Renaud, Mickey 3D a bâti son succès sur le mode d'un militantisme contestato-populo-revanchard.(...) Renaud, a longtemps été sauvé du « vous-les-riches-les-puissants-pas-cool-la-guerre-la-violence » par un sens de l'auto-dérision ». Rappelons que le seul tort de Mickey 3D fut de faire la première partie de Renaud au Zenith de Paris... C'est à peu près le seul lien entre les deux artistes.

    Depuis, Ludovic Perrin n'arrête plus. Comme tous les obsessionnels, ça s'aggrave. Alors il n'a pas pu s'empêcher -à deux reprises au mois de novembre- de balancer des vannes au sujet de Renaud dans des articles qui étaient censés parler de Vincent Delerm. Si au moins c'était drôle... Mais à ce stade, en plus d'être gratuit, c'est pathétique.

    Bref, tout un chacun sait que Libé a des difficultés financières qui ont entraîné le départ de son fondateur. Si jamais cela peut aider, en tant que lecteur quotidien du journal, je me passerais sans problème des névroses de Ludovic Perrin!
Voir les photos Voir les videos

En colère!

 Dans le journal Libération du 11 janvier, des « amis » de Pascal Sevran nous livrent une petite chronique prenant la défense de l'animateur quant à ses dernières déclarations qui n'ont échappé à personne.

Les signataires, en quelques lignes, dénoncent les accusations de racisme dont se retrouve affublé Sevran. Bien sûr, rappellent-ils, Sevran n'est pas toujours politiquement correct, parfois un peu réac', parfois emporté,... Et puis Sevran est un fils d'immigré, un homo qui a souffert de la discrimination. C'est aussi l'ancien secrétaire d'Emmanuel Berl et ce fut un proche de Mitterrand,.. Mais surtout, Sevran n'est pas raciste!

J'ajoute à tout cela que Sevran est un homme de média depuis plus de vingt ans! A ce titre, il sait très bien choisir ses mots, ses formules,choisir l'angle sous lequel il faut être filmé... Il est régulièrement invité dans les talk-shows télévisés pour la promotion de ses romans ou autre. Sevran ne peut donc ignorer les phrases qui font mouche auprès de la presse.

Alors oui, Sevran s'est excusé. Oui, il a rencontré SOS Racisme (jamais en reste quand il y a une caméra). Mais en ces temps où la tendance est au repli communautariste et à l'intolérance, où le rejet de l'autre (tout au moins sa non-acceptation) est dans les discours politiques de nos candidats favoris des sondages, n'est-il pas dangereux de parler « à la légère » quand on s'appelle Pascal Sevran et qu'on sait qu'il y aura inéluctablement des retombées médiatiques à ces paroles? Sans compter que Pascal Sevran est la caution de gauche du candidat Sarkozy qui brandit en conférence de presse la menace des « grands mouvements de population » quand « une femme africaine a en moyenne 5,2 enfants. C'est un potentiel migratoire considérable »!

Pascal Sevran est touché par la famine sur le continent africain... Et par ses propos, il entendait dénoncer cela. Mais les responsables de la famine et de la misère sont ailleurs : dans les positions vaticanes sur la contraception, ou encore dans la course aux profits, qui fait préférer aux dirigeants politiques et économiques entre autres le pétrole et la vente d'armes à la recherche de solutions durables pour le développement du tiers monde. Peut-être pouvait-on avant tout exiger l'annulation de la dette de l'Afrique?

Le feu de la haine n'a pas besoin d'être alimenté aujourd'hui! Pascal Sevran souffre des accusations dont il fait l'objet? Mais ce sont des milliers de gens qui souffrent de la banalisation de tels propos dans les mentalités.

Alors peut-être, camarades signataires, -et parce que parmi vous s'en trouvent certains pour qui j'ai de l'estime-, peut-être que Sevran n'est pas raciste. Peut-être qu'il vieillit mal? Mais pour rester poli, s'il n'est pas raciste, il n'est sacrément pas malin!

Ecrit le 11-01-2007 à 20:56

EMILY LOIZEAU

SOUS LE PHARE

Tout d'abord, il faut que je m'excuse de découvrir cet album aussi tard. « L'autre bout du monde », le premier album studio d'Emily Loizeau, est sorti en février 2006 et je ne le découvre que maintenant. Si vous avez fait la même erreur que moi -remettre à demain la découverte de la première artiste française du label Fargo-, courrez immédiatement acheter son album.


Emily Loizeau utilise son vrai nom et on l'en remercie. Elle ne se cache pas derrière un prénom, comme c'est la tendance actuelle, qui finirait par se perdre dans la multitude des Camille, Raphaël, Nolwenn, Anis, Anaïs,... comme autant de gagnants d'un concours télévisé.


Emiliy Loizeau est auteure et compositrice de la plupart des titres de son album. Franck Monnet co-signe avec elle deux titres : « Voilà Pourquoi » et « Jasseron ». Ces petites comptines pour adultes sont extrêmement originales tant dans les textes que musicalement. Présentés avec poésie et légèreté, les mots et les maux de Mademoiselle Loizeau sont touchants. L'omniprésence de la mort n'est en rien morbide, elle est juste là comme une évidence : en ouverture du disque d'abord, avec un texte sublime au titre éponyme à celui de l'album ; puis plus discrètement, ici et là dans « Je ne sais pas choisir », « Jasseron », « I'm alive », « Sur la route », ... Ces métaphores filées n'enlèvent rien à la drôlerie de certains de ces textes, rien non plus au plaisir d'écouter en boucle les treize titres qui composent « L'autre Bout du Monde ».


Si j'avais un bémol, ce serait à propos des deux titres chantés en anglais... Par pudeur ou pour faire plaisir à sa mère, qu'importe, je n'aurais pas fait ce choix! Mais c'est vraiment pour chercher la petite bête...


Au-delà de ces allusions, n'allez pas croire que la mort soit le thème principal de ses chansons, car il n'en est rien! Les sujets sont variés et originaux : pas de plaintes dégoulinantes sur les difficultés des trentenaires regrettant, chaque jour passé, les années 80... Cet album est intemporel et c'est ce qui en fera toujours un bon disque dans 10 ans. Car il est à douter que la solitude, l'indécision, le doute de soi, la mort,... soient dans 10 ans des soucis passés.


Les raisons qui ont poussé Michel Pampelune à signer Emily Loizeau sur le label Frago sont joliment racontées sur le site même du label. Il s'agit peut-être simplement d'une fable pour la promo... Qu'importe, il aurait été criminel de ne pas signer Emily Loizeau. J'espère que ceux qui se sont refusés à elle s'en mordent aujourd'hui les doigts.


C'est bientôt Noël. Faites-vous un cadeau : achetez « L'Autre Bout du Monde » d'Emily Loizeau. Offrez-le à votre mère, ça lui plaira. Offrez-le à votre petit neveu en lui disant que c'est branché, qu'elle a une page sur My Space et que c'est une copine à Tryo. Offrez-le à votre grand-père gauchiste jamais sorti de la résistance en lui disant qu'elle a dédicacé son disque à Mumia Abu-Jamal et à Paolo Persichetti « dans l'immense désolation de leurs étroites cellules... ». Cette formule, la dernière du livret, était celle qui manquait pour tomber complètement sous le charme de cette fraîche trentenaire! Je suis fan!

Ecrit le 03-12-2006 à 21:34

Textes : Etienne Gachet

Ecrit le 29-11-2006 à 21:31

Les commentaires de ses amis (5)

Ecrire | Voir tous

The SOUL Travelers Salut! Le 02-04-07 à 10:06
Salut Mr Etienne!!
Un coucou du Sud!
A+
f.
Commentaire Express
vincent cros
Le 21-02-07 à 10:02
Merci pour l'ajout :)

NOUVEL ALBUM : L'HOMME INTEGRAL La Chaudière Production
distribué chez Abeille Musique (en vente chez votre disquaire : Virgin, Fnac, etc...)




*Critique en France*
Magasine Longueur d'Ondes


*Critique en Allemagne*
Neues aus Frankreich:
Kreativer Schub für die innovative Szene

Wallace Negão Merci! Le 25-01-07 à 22:44
Merci Etienne j'ai reussi!!!!!
Wallace Negão question Le 25-01-07 à 22:10
Salut Etienne,
ça va? Moi bien. J'ai une question:
Comment je fais pour mettre une vidéo et un mp3 dans mon blog parce que j'arrive pas.
Merci beaucoup et à bientôt
wallace
Wallace Negão Merci Etienne !!!! Le 08-01-07 à 11:56
Salut Etienne comment ça va?
Pardon por écrite pas bien france, je suis écrite avec le dictionnaire. Je suis content avec la musique ici, merci beaucoup pour tu souvenir de moi, vous etes gentil.
Merci Etienne, et bonne année!!!!!

Wallace

coups de coeur

  • Vous l'avez peut-être connu avec ses « acolytes », réunis, sous le sobriquet de Philémon Cyclone (une référence pour les amateurs de Bandes Dessinées). Naviguant désormais sous son seul surnom, Philémon n'en est pas seul pour autant, en studio comme à la scène. Le revoilà avec un nouvel album dont le titre vous fera réfléchir: « C'est pas parce que...qu'il faut qu'on ».

    Mais avant d'en venir à ce nouvel opus, faisons un petit détour historique. L'année 2002 est une année riche en actualité pour Philémon. Il apparaît tout d'abord sur la compilation « Delly's French Bar » publiée par feu Next Music, en compagnie de La Tordue, Debout sur Le Zinc, Nery, Les Hurlements de Léo, Les Ogres de Barback,... C'est sans explication rationnelle que d'autres, dont on se passerait bien, on fait plus de chemin que lui depuis. Et je ne dis pas ça pour Nery, pour qui j'ai un profond respect. (Nery, si tu me lis, j'étais à ce concert des VRP au Transbordeur (Villeurbanne) le 3 novemvre 1992 et rien que de l'évoquer j'en ai la nostalgie qui me remonte. Même si maintenant, je ne sais pas pourquoi, tu fais des chansons tristes...) Mais là n'est pas le sujet, je m'éloigne.

    Toujours en 2002, Philémon est couronné du prix Sacem: « Chorus des Hauts-Seine ». Et au printemps de cette même année sort, de nouveau chez Next Music, « Portraits Crachés », son premier album (encore trouvable en fouillant bien dans les bacs de quelques disquaires ou sur Internet).

    Il faut attendre 2006 pour retrouver trace d'une actualité phonographique de notre chanteur. Quatre années s'écoulent, riches de résidences, de concerts (150 dates), d'un enregistrement : celui d'un DVD live,... Puis de l'enregistrement de « C'est pas parce que...qu'il faut qu'on ». Huit nouveaux titres enregistrés au studio Anatole, paroles et musiques toutes signées par Philémon, album co-arrangé par Christian Fradin, présent sur l'enregistrement. (Fradin -pour ceux qui sont lecteurs des livrets accompagnant les disques- se trouve, entre autres, sur l'album de Daho sorti en 2003, « Réévolution ».)

    Le nouvel album de Philémon, donc, plutôt pêchu, se compose de textes bien sentis. D'apparence badine, vous découvrirez en prêtant l'oreille que les textes de Philémon ne sont pas dénués de sens. Toujours avec le sens de l'humour et de la dérision, Philémon attaque les sujets qui ravagent notre société, la télé (Martiens), l'extrémisme (Même pas peur), l'argent roi (C'est chic),... Sur des rythmes saccadés qui font l'originalité de cet album, la version de « Et moi et moi et moi » de Jacques Lanzmann sur une musique de Dutronc que Philémon reprend sur scène lui va comme un gant. Si Philémon se décrit lui-même comme un artiste pop, c'est son droit. Pour moi ce terme fourre-tout est offensant. Philémon, c'est Philémon : il a inventé le Philémon Style.

    Voici le vrai fléau des talents cachés de la musique : ne trouver ni producteur (quoiqu'ils peuvent encore s'en passer), ni distributeur (c'est là le drame)! Philémon vous propose donc son disque en direct sur www.chezphilemon.com et si vous insistez un peu, j'en suis sûr, il vous le dédicacera!

    A découvrir aussi sur scène quand l'occasion s'en présente. C'est encore mieux évidemment!
Généré par tousenlive.com
";