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etiennegachet
  • Lyon - Marseille (France)

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biographie

coups de gueule

  • La Sacem, avec qui je fricotte de temps à autre (pas plus que de raisonnable rassurez-vous), édite un petit journal : Notes. C'est dans cette feuille de chou interne que quelques journalistes de la presse nationale ont su aiguisé leur plume...

    Ainsi, en son temps, il était possible d'y lire la très révérencieuse prose de Monsieur Ludovic Perrin. Le Sieur Perrin, auteur également de quelques livres sur la chanson que je n'ai pas lus (je n'en dirai donc pas du mal),... le sieur Perrin; disais-je, se distingue aujourd'hui en se plaçant en spécialiste ès chanson française dans les pages culturelles du journal Libération. Longtemps j'ai lu ses papiers dans l'espoir d'y découvrir de nouveaux talents ou d'enrichir ma science.

    Pour être honnête, je n'y ai que rarement trouvé mon compte. Petit à petit et insidieusement, je n'ai plus pris plaisir à lire les critiques de la chanson dans Libé. Il y a parfois chez leur auteur, lorsqu'il parle de la nouvelle génération d'artistes, un ton condescendant et paternaliste réellement insupportable, un air de « j'ai tout vu tout vécu » des plus pénibles!

    La première fois que Ludovic Perrin m'a énervé, c'était le 6 juin 2000. Perpétuant la longue tradition guerrière entre Libé et le chanteur Renaud, Perrin décrivait ainsi le concert du chanteur ressuscitant au travers de sa tournée intimiste « Une guitare, un piano et Renaud » : « Visage grimé de poupée, boursouflé, voûté (...) la voix est très fausse et, durant les intermèdes, les blagues sur le foot, les PD, (...) le chanteur se confond de plus en plus avec les travers beaufs de sa petite comédie humaine ». Je venais d'assister à ce concert et, franchement, si c'est pas de la mauvaise foi... Mais après tout, Perrin a le droit de penser et d'écrire ce qu'il veut!

    Le 31 mai 2002, je dois cependant reconnaître que j'ai eu du mal à contenir ma colère en lisant sa chronique consacré au nouvel album de Renaud, « Boucan d'Enfer ». L'auteur y affirmait que la « dépression éthylique » du chanteur était « un secret de polichinelle savamment entretenu ». Première nouvelle. Mais lisons la suite: « Puisant d'abord dans le fait divers banlieusard, l'écriture du (...) faussaire a vite perdu en humour dès lors qu'il s'est agi de traiter l'actualité politique. Cette acrimonie a mué (...) en méchanceté pure, mélasse du ressentiment dans laquelle Renaud s'exerce à son nouveau jeu favori : les jugements sans procès. (...) Les délits de sale gueule et autres raccourcis idéologiques... ». Là, de ma plus belle plume, j'ai envoyé un petit mot peu révérencieux à Ludovic Perrin pour lui signaler que perdre de la place pour démolir un artiste qui, mauvaise critique dans Libé ou pas, vendra quand même très bien son album, c'est dommage. Sans compter qu'un paquet d'artistes talentueux auraient bien besoin que l'on parle d'eux dans la presse, même pour en dire du mal...

    C'est encore plus tard, en juin 2005, que j'ai découvert la vraie nature de Ludovic Perrin. Ce garçon m'est alors apparu névrosé. Psychiatriquement atteint. Obsessionnellement Renaud-phobe! Ainsi, pour annoncer la sortie de l'album « Matador » des Mickey 3D (je rappelle que c'est l'album de Mickey qui a suivi le succès du précédent « Respire » et non l'inverse), Ludovic Perrin écrivait : « sorti de la cuisse de Renaud, Mickey 3D a bâti son succès sur le mode d'un militantisme contestato-populo-revanchard.(...) Renaud, a longtemps été sauvé du « vous-les-riches-les-puissants-pas-cool-la-guerre-la-violence » par un sens de l'auto-dérision ». Rappelons que le seul tort de Mickey 3D fut de faire la première partie de Renaud au Zenith de Paris... C'est à peu près le seul lien entre les deux artistes.

    Depuis, Ludovic Perrin n'arrête plus. Comme tous les obsessionnels, ça s'aggrave. Alors il n'a pas pu s'empêcher -à deux reprises au mois de novembre- de balancer des vannes au sujet de Renaud dans des articles qui étaient censés parler de Vincent Delerm. Si au moins c'était drôle... Mais à ce stade, en plus d'être gratuit, c'est pathétique.

    Bref, tout un chacun sait que Libé a des difficultés financières qui ont entraîné le départ de son fondateur. Si jamais cela peut aider, en tant que lecteur quotidien du journal, je me passerais sans problème des névroses de Ludovic Perrin!
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coups de coeur

  • Vous l'avez peut-être connu avec ses « acolytes », réunis, sous le sobriquet de Philémon Cyclone (une référence pour les amateurs de Bandes Dessinées). Naviguant désormais sous son seul surnom, Philémon n'en est pas seul pour autant, en studio comme à la scène. Le revoilà avec un nouvel album dont le titre vous fera réfléchir: « C'est pas parce que...qu'il faut qu'on ».

    Mais avant d'en venir à ce nouvel opus, faisons un petit détour historique. L'année 2002 est une année riche en actualité pour Philémon. Il apparaît tout d'abord sur la compilation « Delly's French Bar » publiée par feu Next Music, en compagnie de La Tordue, Debout sur Le Zinc, Nery, Les Hurlements de Léo, Les Ogres de Barback,... C'est sans explication rationnelle que d'autres, dont on se passerait bien, on fait plus de chemin que lui depuis. Et je ne dis pas ça pour Nery, pour qui j'ai un profond respect. (Nery, si tu me lis, j'étais à ce concert des VRP au Transbordeur (Villeurbanne) le 3 novemvre 1992 et rien que de l'évoquer j'en ai la nostalgie qui me remonte. Même si maintenant, je ne sais pas pourquoi, tu fais des chansons tristes...) Mais là n'est pas le sujet, je m'éloigne.

    Toujours en 2002, Philémon est couronné du prix Sacem: « Chorus des Hauts-Seine ». Et au printemps de cette même année sort, de nouveau chez Next Music, « Portraits Crachés », son premier album (encore trouvable en fouillant bien dans les bacs de quelques disquaires ou sur Internet).

    Il faut attendre 2006 pour retrouver trace d'une actualité phonographique de notre chanteur. Quatre années s'écoulent, riches de résidences, de concerts (150 dates), d'un enregistrement : celui d'un DVD live,... Puis de l'enregistrement de « C'est pas parce que...qu'il faut qu'on ». Huit nouveaux titres enregistrés au studio Anatole, paroles et musiques toutes signées par Philémon, album co-arrangé par Christian Fradin, présent sur l'enregistrement. (Fradin -pour ceux qui sont lecteurs des livrets accompagnant les disques- se trouve, entre autres, sur l'album de Daho sorti en 2003, « Réévolution ».)

    Le nouvel album de Philémon, donc, plutôt pêchu, se compose de textes bien sentis. D'apparence badine, vous découvrirez en prêtant l'oreille que les textes de Philémon ne sont pas dénués de sens. Toujours avec le sens de l'humour et de la dérision, Philémon attaque les sujets qui ravagent notre société, la télé (Martiens), l'extrémisme (Même pas peur), l'argent roi (C'est chic),... Sur des rythmes saccadés qui font l'originalité de cet album, la version de « Et moi et moi et moi » de Jacques Lanzmann sur une musique de Dutronc que Philémon reprend sur scène lui va comme un gant. Si Philémon se décrit lui-même comme un artiste pop, c'est son droit. Pour moi ce terme fourre-tout est offensant. Philémon, c'est Philémon : il a inventé le Philémon Style.

    Voici le vrai fléau des talents cachés de la musique : ne trouver ni producteur (quoiqu'ils peuvent encore s'en passer), ni distributeur (c'est là le drame)! Philémon vous propose donc son disque en direct sur www.chezphilemon.com et si vous insistez un peu, j'en suis sûr, il vous le dédicacera!

    A découvrir aussi sur scène quand l'occasion s'en présente. C'est encore mieux évidemment!
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