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Les nouvelles de la forêt
francoischa
  • "Piano colada"
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  • Bordeaux (France)

  • Style musical : Chanson
  • Dernière connexion : le 23-11-07 à 10:05

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Mes disques préférés

Mes disques préférés 3 - Juliette "Rimes féminines" 1996. Je connais Juliette depuis quelques mois et j'en suis content. J'avais acheté "Juliette chante aux Halles" (introuvable de nos jours, il se vendrait cher paraît-il) et j'aimais bien ce personnage vénéneux, cette voix forte, cette bonne femme rigolote et excellente musicienne. D'ailleurs ce disque, je l'ai vraiment beaucoup écouté, j'aime le son un peu métallique, j'aime la façon dont on "s'approche" du chant de Juliette, extrêmement précis, diabolique, très en nuances. Alain Poulanges avait à l'époque des émissions sur la chanson sur Inter. J'offre un chocolat chaud à "La Charlotte en l'isle" - délicieuse chocolaterie rue de l'île Saint Louis dans laquelle je me goinfre à chacun de mes passages sur Paris - à celui ou celle qui me donnera de ses nouvelles, à moins que ce ne soit l'intéressé lui-même qui réponde si tant est que son ordi soit allumé et qu'il tombe par miracle sur ma page. Alain Poulanges donc, avait fait venir un après midi d'été Juliette et son piano. Ce fut un enchantement, elle, était drôle à souhaits, lui, était complice sans être show-biz. Elle y parlait de son futur album "Rimes féminines", entre quelques souvenirs égrainés au piano dont un "Petit non" d'après le poète belge Norge à faire pleurer un banquier suisse. Le disque sort enfin. Je me précipite à la FNAC. Un jeune garçon vient de lâcher le casque de la borne d'écoute et me dit en cédant sa place : c'est super. Brave garçon, comme je suis de ton avis ! J'ai acheté le disque et l'ai écouté des milliards de fois. A l'époque, je logeais chez un couple de retraités qui me louaient une chambre. La chambre voisine était occupée alors par Richard, grand gaillard anglais qui une nuit avait forcé la porte de ma chambre, à bout de nerfs, pour récupérer son lecteur CD. Je n'en possédais pas un moi-même, aussi devais-je lui emprunter, et avec "Rimes féminines", il n'écoutait plus rien. Mais j'aurais du faire découvrir à Richard (qu'est-il devenu ? Je ne le sais pas, je garde le ballon de basket qu'il m'avait laissé le jour de son départ parce qu'il ne rentrait plus dans son sac. Inutile de vous dire que j'en joue tous les matins…) "Rimes féminines". De A à Z, ce disque est un pur joyau. Les talents de compositrice, d'arrangeur, de pianiste de Juliette éclatent enfin. Il faut voir comment elle habille les textes touffus et difficiles de Pierre Philippe. Parolier attitré de Jean Guidoni, Pierre Philippe est un homme exigeant, impitoyable, et tellement peuplé en son fort intérieur qu'à la lecture de ses textes on est subjugué, ému, remué, et parfois à la longue, pris d'un malaise. Les alexandrins, les rimes riches, tout ça forme un grand banquet parfois indigeste. Pierre Philippe est pour moi un auteur que j'adore par périodes, un de ceux que j'aime lire, et lorsque mentalement j'ajoute la musique qu'on a écrite sur ses textes, l'alchimie est parfaite. Bien sûr, Juliette n'a rien à voir avec Piazzolla, avec qui Pierre Philippe a écrit pour Guidoni "Crime passionnel", sublime de bout en bout. Juliette, elle, écrit des musiques empreintes de références classique, contemporaines. Elle touche au jazz, au tango parfois. Les arrangements sont diaboliques, on peut dire que si vous aviez eu une partition de clarinette lors des séances d'enregistrement de cet album, vous ne vous seriez pas ennuyé. Juliette est de celle (comme moi, c'est rigolo, non ?) qui pense que les musiciens d'un orchestre ne sont pas là pour s'ennuyer et faire deux notes : il faut penser à tous ! Donc, on en met partout, mais attention, en ayant dans la tête la phrase de Mozart : plus j'enlève des notes à ma musique, plus elle s'améliore. Merci Wolfi. Les orchestrations, subtiles, collent tout à fait à chacune des femmes que Juliette incarne. Car il s'agit de 16 portraits féminins, 16 chansons uniques, 16 univers. Un orchestre symphonique (parfois un peu limite côté justesse) et les quatre musiciens de scène viennent illustrer ces tableaux bouleversants ("Berceuse pour Carlitos" ; "Oraison"), drôles ("La petite fille au piano" ; "Revue de détail"), ou carrément venus de chez Tolkien ("La géante"). Bref, un disque qui tombait à pic.

Ecrit le 24-01-2007 à 15:49

Les commentaires de ses amis (3)

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françois cha Cher M. Poulanges Le 11-10-07 à 14:52
Je vous donne mon mail, je n'arrive pas à avoir le vôtre : francois.cha@wanadoo.fr
en espérant avoir de vos nouvelles... 

a bientôt ?
Commentaire Express
POULANGES
XXX Le 11-10-07 à 10:21
Je viens de lire l'article de François cha... S'il veut me joindre, j'ai laissé mon mail... à bientôt?
Cap'taine Jack Hello François Le 31-05-07 à 18:59
Bienvenue chez nous l'ami.
Cap'taine Jack et son équipage te souhaite de belles navigations.
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