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gnawadiffusion
  • " CD/DVD LIVE dans les bacs !"
  • independant
  • D\'jamaz / UWe
  • Grenoble (France)

  • Style musical : World
  • Dernière connexion : le 23-07-07 à 15:24

description

  • Après 10 ans de scènes, les paroles et la musique de ces « insoumis » restent l'une des réussites de la fusion Maghreb, reggae, ragga, rap avec l'humour et l'insolence en prime : crépitements rythmiques, mélodies sensuelles, attitude incorruptible et refrains libertaires, c'est tout l'esprit de Gnawa Diffusion qui nous revient avec intensité à travers ce magnifique DVD, coproduit par D'jamaz- UWe. Un CD / DVD live enregistré lors de leur concert anniversaire à l'Elysée Montmartre,
    le 25 novembre 2006 pour leur 10 ans de discographie.
    « Fucking cowboys » fait l'événement car il marque la fin d'un groupe talentueux.
    Tournée d'adieux à partir de mars 2007

discographie

Fucking Cowboys CD/DVD Live
Souk System
DZ Live
Bab El Oued Kingston
Algeria

coups de coeur

  • Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

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Les commentaires de ses amis (15)

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LA MINE DE RIEN Le 28-06-09 à 00:39
Salut!
La Mine de Rien serait très heureuse de vous croiser sur la route de son \"BABEL TOUR\" :



+d\'infos en cliquant

ici


comment va depuis notre derniere rencontre ?
A+++
Commentaire Express
tema
Le 15-03-08 à 11:18
SHAION Shaïon Le 28-02-08 à 18:37
Big up!!!!

Shaïon...Aulnay Sous...

1ère Partie de Médine au Cap

Le 10 mai 2008

Nouveaux sons sur ma page

http://www.myspace.com/shaion

http://www.generationslive.fr/shaion

1380ALCHIMI

Hiphop forever
Yeliz Salut c\'est Yeliz Le 11-02-08 à 22:09
Salut, Juste un ptit KIKOU au passage.









www.Yeliz.fr
GWARANA Salaam Alikum Le 29-01-08 à 14:46
Big up les gars,

toujours envoyé du gros son.

respect

T. Bass

¤

Commandez l\'album de Gwarana en cliquant sur le lien suivant
\"
le fils de jack un peu de pub : Le 11-01-08 à 14:28
notre prochain concert (à grenoble)



merci
A+
lfdj
freko Le 18-09-07 à 16:06
toujour aussi bon
Agence PRESTARTS Bleu Blanc Gyrophare ! Le 19-08-07 à 13:39
Salam ! Ce titre de 1993 est toujours d\'actualité, non ? Plus que jamais !
Longue vie à Gnawa diff.
Peace & Unity !!!
Idrissa-Flo.
Fan de la 1e heure...
k-lif Djazair for ever ! Le 13-08-07 à 15:10
Salam,
j\'aimerais telement etre un fauteil comme toi dans un salon de coifure pour dame uniquement...
Bonne continuation et porte-toi bien.
a la prochaine inchallah.
des3 salam Le 13-08-07 à 14:48
franchement, continuez comme ca...superbe métissage de musique.... nikel

ps:vs auriez pu chanter Gazel o fond de lanuit kan vs etes venus a perpignan...;-)

peacee
Cap'taine Jack Hello Le 26-05-07 à 09:55
C\'est pas mal du tout ici.
Bonne navigation les amis.
Stephoto Photographies Le 15-05-07 à 12:03
Quand vous passerez au Cabaret Frappé de Grenoble, je pourrais peut-être prendre quelques photos...
La bell'im merci Le 10-05-07 à 12:04
On suit ce que vous faites depuis un petit bout de temps maintenant, et je dois dire que nous trouvons ça super!!
Kanandjo Le 13-04-07 à 11:25
Yes, merci à vous pour l\'invit\', on est très honorés...
Alors, quand est-ce que vous revenez faire un tour sur Gre ? Il va falloir venir promouvoir cet album par ici...
Bonne route et soleil pour vous...

biographie

  • Gnawa Diffusion est un groupe important. Parce qu'il a su inventer une nouvelle Afrique, une Afrique de toutes les Afriques – Européens compris. Son leader, Amazigh Kateb, sait qu'une identité n'est jamais une, qu'elle est forcément croisée. Alors Gnawa Diffusion est plus qu'un groupe de fusion musicale: c'est un monde en circulation. Ces « Fucking Cowboys », que les pouvoirs n'impressionnent guère, ont beau avoir pris leur envol à Grenoble (France) en 1992, ils sont les enfants métis du Maghreb noir, berbère et arabophone, de la Jamaïque rebelle et des quartiers ouvriers occidentaux. Et un formidable groupe de scène qui font bombance à huit (Amazigh Kateb, chant et gumbri, Pierre Feugier, guitare, Salah Meguiba, claviers et percussions, Mohamed Adenour, mandol et banjo, Philippe Bonnet, batterie, Pierre Bonnet, basse, Abdel Aziz Maysour, choeur et gumbri, Amar Chaoui, percussions), avec, en main, une batterie de munitions calibrée d'enfer : les kerkab (les crotales, ou sorte de castagnettes métalliques). Au coeur de Fucking Cowboys, un DVD et un CD, se trouve un concert donné à Paris le 25 novembre 2006 dans la salle parisienne de l'Elysée-Montmartre. Gnawa Diffusion fête alors les dix ans de la parution d'Algéria, leur premier disque publié en 1997. Incantatoire et musclée, directe et politique, sincère et proche, la musique de Gnawa Diffusion prend l'auditoire au coeur. Longtemps, les crises politiques internes qui ont secoué une Algérie en mal de démocratie ont entravé la venue au pays d'un groupe qui, de tournée en tournée, a parcouru le monde. Fucking Cowboys offre en bonus de précieuses traces de leurs retours en Algérie – une première fois en 2000, puis en 2001 après les affrontements meurtriers en Kabylie, ou encore en 2003.
    Là, la troupe donne, au milieu de sa tournée, un concert dans une maison de redressement : Amazigh et les siens sont échevelés, emportés, humains. Les jeunes prisonniers entrent en état de transe, les luth guembri et les clochettes ont donné à fond, les appels à la l'insoumission, à la liberté ont joué à plein, les gardiens ont joué le jeu, la fête est entière, c'est la force de l'art que le pouvoir algérien a rarement compris. Que vient faire la transe dans ce rock-ragga-reggae-raï, etc. ? Il y a dans la musique de concert des Gnawa Diffusion quelque chose d'Essaouira, cité portuaire du sud-marocain, et berceau des traditions gnaouies. Comme Jimi Hendrix, Orson Welles ou les Rolling Stones, Gnawa Diffusion est tombé sous le charme atlantique de ce berceau de musiciens, devins, grands ordonnanciers de rituels hérités du temps de la soumission des Noirs par les Maures. De cet état d'esclavage, est née une religion syncrétique entre les saints de l'islam et les divinités animistes parties du Golfe de Guinée, pour s'étendre, teintées cette fois de catholicisme, jusque dans les profondeurs des Caraïbes et des Amériques. A Essaouira, mais aussi sur la mythique place Jemaa el Fnaa de Marrakech, ou chez les Stambalis de Tunisie, l'instrument roi de cette transe époustouflante s'appelle le guembri – trois cordes, imparable -, servi par les crotales de fer, les karkabs, des sortes de clochettes irrésistibles, cycliques, répétitives, enroulées comme dirait un derviche (tourneur, même tradition de confréries soufies).
    « La dimension qui manque aux Maghrébins, dit Amazigh Kateb, c'est la dimension africaine. Pour se réconcilier avec celle-ci, on doit d'abord se réconcilier avec les Africains que l'on a spoliés, c'est-à-dire les Gnawas, les Noirs du Maghreb. Leur culture a eu la force de s'accommoder de nos traditions, de notre langue, de notre religion. » Amazigh -l'homme libre en langue berbère – rassemble. Il a été doté d'un prénom berbère par un père arabophone qui tenait la démocratie plurielle pour valeur suprême. Il fut ensuite sommé de fréquenter l'école coranique, « étant ainsi au coeur de la confrontation algérienne ». Et puisque Amazigh Kateb est né à Alger , et qu'il est donc Algérien, il a mis dans sa musique des échantillons de châabi algérois, la chanson de la ville blanche, et des mélodies berbères. Et puisqu'il est né quand le rasta Bob Marley triomphait, il a mis des lignes de basses, des cymbales, des mélodies en formes de slogans, et des mots aussi cinglants que ceux de Babylon System. Fils d'un auteur politique célébrissime, le romancier et homme de théâtre Kateb Yacine (1929-1988), Amazigh Kateb a la dent dure avec les dirigeants qui ont succédé dans le même esprit à ceux qui ont entravé la vie de son père (exemple : Ouvrez les stores sur l'album Bab El Oued Kingston :« Le GIA fait mal mais beaucoup d'autres ont les mains sales ».) Amazigh Kateb, avec sa dégaine de môme des rues et une érudition acquise pour respecter l'héritage paternel, a déjà beaucoup écrit sur la discrimination, «l'islamolophobie, les délits de faciès », sur l'Algérie, ses jeunes désoeuvrés, les hittistes chômeurs (qui s'appuient sur les murs), la mafia des généraux ( « le général du gaz, le général de la viande... »). Mais les huit chahuteurs rassemblés sous la bannière de Gnawa Diffusion sont aussi des gosses sensuels sachant chanter des tubes amoureux (Ombre-elle, repris en choeur par le public et avec ferveur). Festif, néanmoins radicaux, les Gnawas muent en 2002 – quatre pionniers s'en vont, quatre nouveaux arrivent – et fondent une structure indépendante, D'jamaz Production/Edition. Ils publient Souk System en 2003 (quatre ans après Bab el Oued Kingston), chanté en français, en anglais, en arabe. Incantations de clochettes, de guitares électriques, d'accordéon, de flûtes et de guembri, jetées à la face de « cet ordre mondial auquel nous désobéirons par devoir !!! ». Arrivé en 1987 à Grenoble, Amazigh y vit mourir son père un an plus tard, d'une leucémie foudroyante. Il avait alors 17 ans, c'était un gosse d'Alger, frondeur, bagarreur, rieur, habitué à suivre la troupe de théâtre paternelle, l'Action culturelle des travailleurs (ACT). Dans les années 1970, l'ACT transporta par dizaines de milliers les spectateurs algériens dans l'écriture politique, celle de Mohammed, prends ta valise, vision populaire et intransigeante de la guerre d'Algérie et de l'émigration.

    Véronique Mortaigne - LE MONDE
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