Les morceaux en écoute ici doivent plus être considérés comme des démos que comme des produits finis. Ils ont pour vocation d'être un jour éxécutés au moins en partie par de "vrais" instruments et sont susceptibles de multiples évolutions. Il sont en attente de leur destin et toute proposition pour les faire vivre sera la bienvenue.
Mes préférés ( que je n'ai pas réussi à télécharger ici ) sont en écoute à l'adresse ci-dessous ainsi que sur ZicMeUp.
Pour n'en citer qu'une parmi des dizaines : Joe Jackson
l'homme qui a tout joué
coups de coeur
2 ou 3 choses qu'il faut écouter absolument avant de mourir ( rien ne presse) :
http://fr.youtube.com/watch?v=sSLKj9ghovk
http://fr.youtube.com/watch?v=twIVkHkHS2M
http://fr.youtube.com/watch?v=LtXrKo8Btfc
Tout le monde s'en fout, et on a bien raison. Rares sont les vies à ce point exceptionnelles qu'elles méritent d'être racontées.
Ce qui est drôle, c'est que si demain je deviens célèbre (j'en entends qui rigolent), les évènements qui ont marqué mon insignifiante existence prendront un intérêt soudain aux yeux d'un certain nombre de gens, alors que tout le monde devrait continuer à s'en foutre de la même manière.
J'aimerais devenir célèbre (ça devient pénible, ces gloussements !) pour trois raisons : le plaisir de décliner l'invitation de Michel Drucker à venir me faire cirer les pompes dans son canapé rouge, celui de refuser la Victoire de la musique qu'on voudrait me décerner pour me récompenser d'avoir généré un gros chiffre d'affaire, et celui de ne pas aller apaiser ma conscience dans un concert des enfoirés en oubliant que je participe activement et profite largement d'un système qui engendre la nécessité d'oeuvres caritatives telles que les Restos du coeur.
Il y a cependant, hélas, un hommage auquel je ne pourrai pas m'opposer, c'est celui qui me sera rendu après ma mort.
Car la mort grandit. Aujourd'hui 14 février 2008, j'ai entendu un journaliste qualifier Henri Salvador de "plus grand artiste français du XX ème siècle", ce qui malgré toute la sympathie que j'avais pour Henri Salvador me semble un rien exagéré. Il ya quelques semaines, c'était Carlos, dont on nous expliquait qu'il allait beaucoup manquer au monde artistique. Carlos était fort sympathique, mais je n'ai jamais entendu personne le citer comme référence de son vivant. Il y a des dizaines d'exemples du même type. C'est pourquoi, dans une moindre mesure bien sûr, il se trouvera bien quelqu'un pour venir raconter à mon enterrement quel grand homme j'étais. Mais je veux avertir celui qui se risquera à expliquer à quel point j'étais irremplaçable et combien je lui manquerai, que je le prendrai au mot et reviendrai le hanter jusqu'à la sienne (de mort) !