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jeannecherhal
  • "Jeanne Cherhal"
  • independant
  • Tôt ou tard
  • (France)

  • Style musical : Chanson
  • Dernière connexion : le 16-07-07 à 16:18

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biographie

  • Elle passe le début de sa vie dans la campagne castelbriantaise (Erbray). Elle effectue sa scolarité de la 6ème à la terminale au collège Saint Joseph de Châteaubriant avant de s'installer à Paris. Chanteuse inclassable, elle impressionne (seule avec son piano ou avec son guitariste Eric Löhrer) les petites salles de concert où le public, bien que peu nombreux, devient à coup sûr fan. À l'époque, elle porte de longues nattes. Après un cd six titres (édité par Madame Suzie), elle sort en 2002 un album sous le label indépendant tôt Ou tard, intitulé Jeanne Cherhal.
    Peu à peu, elle se fait connaître. Elle chante en première partie de Georges Moustaki, Jacques Higelin, Thomas Fersen, invitée par les Têtes Raides, et en double affiche avec Vincent Delerm, voire souvent en trio accompagnés d'Albin de la Simone.
    Elle effectue une série de concerts en compagnie de Matthieu Bouchet, qui donnera lieu à l'édition du livre-disque [en même temps...] (tiré uniquement à 1 500 exemplaires).
    Son deuxième album Douze fois par an sorti en 2004 est un succès. Elle obtient ensuite deux récompenses, mais surtout la reconnaissance d'un large public.
    ·Grand Prix du Disque 2004 de l'Académie Charles Cros
    ·Victoires de la musique 2005 : Artiste révélation du public
    Fin 2005, durant trois mois, elle joue dans la pièce de théâtre Les Monologues du vagin.

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L'album photo : Album (2 photos)

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discographie

L'eau
Jeanne Cherhal à la Cigale
Douze fois par an
Jeanne Cherhal

description

  • Le troisième album de Jeanne Cherhal contient 13 nouvelles chansons, dure 45 minutes et 20 secondes. Voilà pour les considérations techniques. Il faudra se plonger un peu plus avant dans le disque afin d'en saisir toute la singularité. Les plus distraits ont rangé l'auteure-compositrice-interprète - révélation de l'année aux Victoires de la musique 2005 - dans la case « trentenaires racontant le quotidien des gens de sa génération. » Sans jamais renier Douze fois par an, son album précédent, la chanteuse affirme aujourd'hui une personnalité bien plus affirmée. « Je me sens très différente d'il y a trois ans. J'en ai appris pas mal, je suis devenue plus exigeante. Sur ce disque, j'ai voulu mettre mon grain de sel partout. Je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir que tout soit comme je le sentais. »

    Jeanne Cherhal a mis à profit une année de liberté pour aborder aussi posément que possible la confection de L'Eau. « C'était la première fois que je faisais une vraie pause. J'ai commencé les concerts à l'âge de 20 ans et ne me suis arrêtée qu'en août 2005. Avoir fait 200 concerts avec des musiciens a changé mon rapport à la musique. Cela m'a donné envie de penser plus en tant que musicienne, plus seulement en parolière qui fait des mélodies et s'accompagne au piano. C'est pour ça que j'ai tenu à faire des maquettes. » Au moment d'enregistrer, elle a la riche idée de confier à Albin de la Simone, accompagnateur très demandé et artiste original, la lourde tâche de réalisateur. Ils assemblent un groupe de musiciens : François Lasserre (guitare) et Philippe Entressangle (batterie), accompagnateurs d'Albin rejoignent Eric Löhrer, fidèle guitariste de la chanteuse, ainsi que le Britannique Simon Edwards (Talk Talk, Beth Gibbons, Bashung). L'ingénieur du son Jean-Baptiste Brunhes complète l'équipe. Ce petit comité s'isole au Studio Vega, à Carpentras, à l'écart des pressions parisiennes.
    La véritable découverte sur L'Eau, c'est la voix de Jeanne Cherhal. Ou plutôt ses voix. Pour la première fois, la chanteuse harmonise, s'amuse à superposer parties de chants, choeurs et contrechants avec une virtuosité et une inventivité époustouflantes. « Aujourd'hui, je n'ai pas peur des silences. Je suis devenue une musicienne qui écrit des textes. » Pianiste de formation, Jeanne s'est même autorisée à jouer pour la première fois de la guitare sur Voilà. « J'étais partie m'isoler une semaine à Annecy avec un clavier et un ordinateur pour écrire. Rien n'en est sorti. Quelques jours plus tard, j'ai composé Voilà sur une vieille guitare pourrie.» Partout ailleurs, Jeanne adopte une écriture volontiers elliptique, qui fait la part belle à l'interprétation individuelle. Un texte comme celui de Merci témoigne de cette nouvelle manière. « Je l'ai conçu comme un petit film. Je n'aurais jamais osé écrire un texte aussi abstrait il y a deux ou trois ans. » Et lorsqu'elle aborde un thème aussi précis que l'excision sur On dirait que c'est normal, c'est avec délicatesse et pudeur. Beaucoup entendront sans doute dans Une tonne une chanson empathique sur l'obésité, mais il ne s'agit bien sûr pas de cela. « C'est le premier texte que j'ai écrit pour cet album. Ce n'est évidemment pas de poids physique que je parle. »
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