Les kekettes roses naissent en octobre 2006, en Haute-Savoie, lorsqu'un groupe d'amis décident de prendre en main leurs vies et leurs instruments de musique pour se retrouver régulièrement dans le but de faire du bruit. Perdus au milieu de vastes prairies où il leur arrive de renconter des vaches à lunettes et des cow-boy à cheval, et n'ayant pas de garage où répéter, ils inventent le "stall rock". Ils décident d'adopter un nom bizarre, qu'ils traduisent comme ils peuvent en anglais (the kekettes roses) pour faire plus rock et avoir l'air moins débile, mais c'est en grande partie raté. Mais il faut pas croire : en dépit de leur nom, chez les kekettes tout n'est pas rose. L'histoire du groupe est courte, mais déjà marquée par des histoires de drogue, d'alcools, de sexe, de jalousie et de trahisons. Aujourd'hui ils sont six à jouer de leurs corps et de leurs âmes dans les stalles haut savoyardes et sur les scènes qui veulent bien les accueillir: Carol y met sa voix, profonde, envoûtante, traversé d'un bout à l'autre d'un érotisme sauvage, sans appel ; à la guitare, Erik crache, hypnotique et hypnotisé, le son électrique et bruité d'un rock oraculaire, sans mesure, caressant constamment et dangereusement le point du non-retour ; Filip, qui sort de son chapeau et de sa guitare magique des riffs enchanteurs et percutants, donne la couleur, couvrant un spectre qui va du rose à l'écarlate; Willy, à la batterie, tisse la toile en décalant ses rythmes espiègles, instinctifs, profanes, toujours hors contrôle; Patrik, son complice, jouant de sa basse comme un enfant de son sourire, nous plonge dans les eaux profondes d'une rêverie pulsée; Simone tache le tout des sons mystiques et provocateurs de son organe aux circuits rouillés d'eau de rose et de psychedelie.