Vivre en danger, Georges-Alain Jones
Vivre en danger, deux versions pour chaque versants de l'aventure Jones
Catégorie : Music
Vivre en Danger ?
Oups… pas trop mon truc dans les faits. J'aime bien trop ma sécurité pépère et je flippe dès qu'il s'agit de changer de vie. Adaptabilité difficile… viiiiiiiii !
Pourtant si un chat a bien 7 vies dit-on, les hommes, eux, doivent en avoir pas mal non plus.
A la fin ça saoule graffff ! A peine t'es dans tes pantoufles que vlan, t'as un nouveau tournant de la vie à explorer. J'en ai perso carrément plein les basquets ! Et pourtant… est-ce que je ne m'emmerde pas une fois que ça tourne à la routine ?
Oué très fort même ! Je ne pourrais jamais être fonctionnaire !
Bah signe zodiacal, poisson : il doit y en avoir un des deux qui se contenterait bien de tourner en rond dans son bocal et l'autre qui a envie de sortir de la flotte avant même qu'elle ne commence à verdir.
Enfin, depuis que j'ai appris que les poissons avait une mémoire de dix secondes… mdr, comme disait sister, une fois qu'il a fait le tour du bocal il ne se souvient même plus de ta tronche, la tendance poisson en pantoufle m'inquiète.
Autant donc être celui qui préfère sortir du bocal au risque de se viander très sérieusement…
Ainsi « besoin d'air » ne rime-t-il pas toujours avec « pépère ».
Cette petite réflexion me permet quand même de vous parler un peu de cette chanson de Christophe Deluy interprétée par Georges-Alain Jones.
lien vers le site de Christophe Deluy
Deux versions tout à fait différentes de la song sorties l'une en Single chez Mercury en juillet 2003 et l'autre sur son album NEW JERSEY paru en octobre 2005 chez ULM.
La première version très guitare musicalement. Un rythme soutenu, ça met l'idée de l'aventure en avant, ça bouge pas mal.
Je pense que ça lui correspondait pas mal à un moment où sa vie à lui prenait un tournant assez trépidant et pas facile puisqu'il fallait recréer des tas de repères. Il avait fait le grand plongeon, et vlan à lui la vie d'artiste avec toutes les incertitudes que cela implique.
Le saut à l'élastique à côté de ça c'est de la gnognotte je pense !
Il suffit de lire le commentaire sur le site de Deluy, pour comprendre que ce n'est jamais d'une évidence limpide même pour quelqu'un bourré de talent.
La pochette elle-même dans les tons chauds, couleurs de feu carrément, le regard tout droit dans tes propres mirettes, semblait étudiée pour traduire aussi bien le contenu du titre phare que le Parle-moi en face b.
Jamais trop pigé comment les radios ne s'en sont pas emparées. Enfin c'est vrai qu'entre house, rapt, R'nB et trucs souvent vachement formatés, trouver le créneau radio pour un son pareil touchant de près au Rock-Pop and co, ça devient duraille en France et pays limitrophes… surtout estampilé de la marque fatidique : « Starac' »
Qu'est-ce que ça me gonfle ces œillères…
Ce qui n'a pas empêché le single d'être pourtant présent durant huit mois sur les charts internets et de continuer à être diffusé régulièrement ici et là jusqu'à la parution de l'album.
Deluy semble avoir sa version des choses... je ne sais trop qu'en penser..., je crois que les oeillères ont joué un max quand même.
J'ai adoré néanmoins, ou d'ailleurs, le texte qui présentait l'album chez ULM : « A écouter sans œillères… » C'est bien le meilleur résumé qu'on puisse en faire !
Un album qui ouvre sur une palette de son tellement large tout en étant homogène. Rien de formaté, tout un espace de promesses, un petit cadeau dont je ne me lasse jamais même si je m'avoue incapable d'écouter le tout de bout en bout, le consommant toujours par plage qui correspond à mon humeur du moment et l'usant alors de façon acharnée et anarchique, sans règle ni retenue. Aujourd'hui, je remets la 12 !
Un album à considérer donc comme le premier opus d'un artiste qui a encore tant de choses à dire et qui le fera sans doute encore bien différemment par la suite.
La palette de sons de New Jersey, pour moi c'est çà : « Je vous offre un retour à vous qui m'avez nourri de votre musique ». Le suivant devrait être : « Je m'offre… »
J'attends donc celui-là bien plus encore que le premier.
Bon et la 12, ça vient ?
Oué patience !
D'abord, à la première écoute, connaissant la première version et sachant que l'instrument fétiche de Jones est la guitare… ce fut un choc !
Yes ! Version douce conçue autour de l'instrument vocal, mélodie juste accompagnée d'un piano qui se fait très discret au point qu'on l'oublierait facilement. D'ailleurs en concert si je me souviens bien, le piano est encore vachement plus discret … que du bonheur !
Le texte prend un sens très différent. L'accent n'est plus tant sur la nécessité de l'aventure.
C'est marrant comme la musique, les instruments choisis, la façon de mettre en avant une seule mélodie ou de remplir au contraire l'espace musical de rythmes en surplus ou de solo de guitare, peut changer beaucoup de chose dans la réception du texte !
Bon soyons clair, en général, j'aime la voix du gars sur un rythme plus envolé. J'adore quand il en jette un max, mais cette petite version douceur justement crée le paradoxe intéressant.
Anecdote amusante, les plages 09 et 12 sont les préférées d'Oliver, animateur de l'émission Fou Duroy sur radio contact en Belgique. (késako 09 ? ben celle qui vous bassine les oreilles en ce moment quand vous arrivez chez moi : Je ne t'ai jamais dit).
Le gars avouait lors de l'ITV de Georges-Alain Jones dans son émission qu'il les passait en boucle au point que son épouse se demandait s'il y avait d'autres chansons… j'étais assez hilare d'entendre ça car c'est carrément ma façon de consommer le truc.
Petite touche par petite touche, mais à fond les microsillons…
Je vais pousser le dernier,
Le dernier cri,
Le dernier.
Je vais tuer la moitié
Qui m'attache les poignets liés.
Je vais enfin dépasser
Cet abri, prisonnier.
Je n'y suis plus à l'abri.
Moi j'ai besoin de Vivre en danger...
J'ai passé ma vie à traîner,
Disperser, passer à côté,
Tromper mes amis,mon âme,ma patrie.
J'ai jamais voté
Je te promets c'est fini,
J'ai grandi,
J'ai trouvé,
Je marchais sans faire de bruit
De peur d'éveiller..
Moi j'ai besoin de vivre en danger
Vivre en danger
Je vais pousser le dernier,
Le dernier cri,
Le dernier.
Je vais tuer la moitié
Qui m'attache les poignets liés.
Je t'ai poussé le dernier,
Le dernier cri,
Le dernier.
Je ne voulais pas t'offenser.
Je voulais simplement ne déranger...
Moi j'ai besoin de vivre en danger,
Vivre en danger.
Je vais pousser le dernier,
Le dernier cri,
Le dernier.
Moi je vais tuer la moitié
Qui m'attache les poignets liés.
Je vais enfin dépasser
Cet abri,prisonnier.
Je n'y suis plus à labri.
Moi j'ai besoin de vivre en danger
Vivre en danger {x6}
Je vais pousser le dernier
Le dernier cri
Le dernier
Melanie Safka
Encore un 33 tours piqué au père. Faudrait quand même que j'aille fouiller dans ce qu'il écoute maintenant, cela risque d'être intéressant.
Melanie, c'est le souvenir d'un 33 qui faisait inévitablement « criii criii » et d'une voix chaude chargée en émotion sur des mélodies inoubliables.

J'avais mes préférées.
D'abord ce poème : Candles in the rain qui introduisait une song dont j'ai oublié le titre, ça c'est fou… (mince si je commence à perdre la mémoire, ça craint ! si vous dépistez chez moi d'autres signes qui font songer à ce salopard d'Al Zeihmer, prévenez les potes à Al Capone qu'ils lui fassent la peau siouplé)
Des petites lueurs sous la pluie, c'est comme ça que je considère les artistes.
Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi sous les dictatures les artistes sont toujours parmi les premiers à trinquer ou à être récupérés ? Fastoche hein, ils sont le reflet de la conscience humaine, ou du moins son expression, des témoins en première ligne.
Et puis, What Have They Done To My Song Ma …
On ne peut pas l'oublier quand on l'a entendue. Elle y met tellement de douleur…
Pas une révolte, mais une douleur qui renvoie à soi-même.
C'est le cri de l'artiste qui se sent dépossédé de son œuvre, de tout ce qu'il a mis dedans, qui se sent bafoué dans son travail, dans l'émotion qu'il a cherché à traduire, ignoré dans ses choix, jugé dans son être… c'est un cri intense.
Plus que le texte, tout est dans la façon de l'interpréter. Elle commence doucement, puis on sent une vraie détresse qui monte, mais elle est incapable de gueuler, comme si elle baissait les bras, incapable de lutter, et puis enfin une espèce de rage qui arrive.
Oué, il y a tout ça dans sa façon de la chanter.
Tout cela qui fait que je n'aimerai jamais cette song que dans la version de Melanie Safka.
L'a-t-elle vécu ? En a-t-elle observé les effets sur d'autres ? Possible, elle l'exprime si bien.
Quand on y réfléchit, en fait l'artiste est quelqu'un qui s'offre, c'est quelqu'un qui est donc vulnérable à toutes les étapes de sa production. Ils ont intérêt à être solides.
Non mais sérieux, on peut imaginer, se mettre à leur place :
« Look what they have done to my song ma, look what they have done to my song…
Ils ont changé ma chanson ma, ils ont changé ma chanson, c'est la seule chose que je peux faire et ce n'est pas bon ma, ils ont changé ma chanson… »
Il faut donc déjà un solide recul quand ils apportent le fruit de leur expression, qui à la maison de disque, qui à la galerie d'art, qui à son éditeur…
Parce que quand ils reçoivent une critique par rapport à leur travail, c'est inévitablement la personne qui est touchée, jugée dans sa capacité à bien traduire l'émotion, mais jugée aussi dans l'émotion elle-même, dans ce qu'ils ont envie de dire, donc leur choix, leur être profond.
« Tu m'apportes une ballade, mais je le sens rock » c'est encore constructif, mais « ce n'est pas commercialisable »… ça c'est le truc qui tue non ?
"Ce que je suis n'est pas vendable, ce que j'exprime n'intéresse personne, mon choix n'est pas valable"… euh, ça me ferait l'impression d'un pain dans la tronche…
Artiste est donc un métier à risque ! Attends, sans filet, sans prime d'assurance… oups… fragiles vraiment !
Après on se demandera encore pourquoi il leur faut tellement longtemps pour accoucher de quelque chose parfois.
Ma chanson préférée de Melanie est écoutable par là
http://www.myspace.com/melaniesafkamusic
et c'est tant mieux parce que sur le net autour d'elle c'est un peu le foutoir hein...
Jo Lemaire
Jo Lemaire, 1981

Au départ, les affiches de concert présentent Jo Lemaire+Flouze.
Au sein de ce groupe, elle débute sur un registre très rock anglais, langue qu'elle chante avec un petit accent, ou parfois chantant carrément en italien.
Et puis, elle devient la femme fatale de la chanson française.
Je ne peux que regretter qu'on ne l'ai pas entendue davantage, bien qu'elle chante toujours et qu'elle sorte des albums régulièrement.
Et pourtant, quand je l'entends, c'est très mitigé le souvenir. C'est celui d'un moment très poignant. Premier vrai grand amour qui dure toujours... oui, oui, oui, oui, oui... ça arrive!
Et qu'est-ce qu'elle vient faire là-dedans la femme fatale?
Ben juste que au moment où, me rendant compte qu'il m'arrive un truc pas normal et que j'ai besoin de prise de recul, t'as cette nana qui susure à l'oreille de l'autre, telle une vipère: "Je suis venue te dire que je m'en vais..."
Je ne vous dis pas la tête du mec qui se farcit ça toute la nuit dans les oreilles... bé vi, c'était un tube, elle a carrément eu l'album de platine pour celui-là.

Elle pouvait pas se mêler de ses affaires Jo Lemaire?
Maintenant, d'un autre côté.... elle m'assure la rélélation d'un pouvoir incroyable... hé, hé!
Cruelles les nanas?
Mais non, mais non....
Ce sont les mecs qui ne comprennent jamais rien aux filles.... 
Outre cette inoubliable reprise de Gainsbourg, je voudrais vour faire écouter Tintarella di luna sorti plus tôt en 1979 quand elle chantait encore accompagnée de Flouze.
Pas de bol, je ne trouve rien du tout à vous mettre sous les oreilles...
Sauf, un petit extrait de la chanson de tous les tourments.
http://homepage.mac.com/chansons/1981/lemaire/
Misère, je cherche, mais il y a nada hein sur le sujet...
Même sur le site off, ils ne prennent même pas la peine de placer les anciens succès dans la discographie... beuh, je cherche, je cherche...
30 000 days, je cherche des infos!
30 000 days... je veux pas attendre autant pour avoir votre avis...
Catégorie : Music
30000 days
Découverts grâce à Vincent dans un autre espace… magie du net, bonsoir…
J'ai fondu pour Scribing An Arc, une ballade qui dure plus de six minutes.
Aux dernières nouvelles, il s'agissait d'un groupe totalement autoproduit.
Apparemment, Vincent n'a pas plus de nouvelles que moi. Si vous en aviez, ben ça fait plaisir évidemment.
J'espère qu'ils ont pu décoller parce que franchement, c'est bon, c'est doux, planant.
Bon sang, on nous a vendu des tubes qui étaient vachement bien moins ficelés que ça non ?
Ça me sidèrerait qu'une maison de disque ne soit pas encore tombée dessus…
Depuis que j'ai entendu, je fais écouter par ici et par là et chaque fois on me dit que c'est bon… j'comprends pas trop alors… ?
Tiens, d'ailleurs, au départ, la rencontre se fait sur un forum parait-il à visée musicale… oué, sauf qu'il faut chercher l'erreur, les gens ne s'intéressent jamais à ce que postent les autres, aucun retour sur le topic qui les concerne. C'est dingue ce truc !
Bon, donc, comme je suppose que vous ne vous contentez pas de lire uniquement les premières pages de blog, mais que vous êtes un peu curieux de ce qu'on vous raconte un peu… c'est quoi pour vous ces trois morceaux-là ?
http://www.30000days.net/downloaddemospage.htm
Dites-moi quelque chose hein, sinon c'est à désespérer de la curiosité des gens….
Redbong
Redbong... vi, t'aurais pas cru hein!
Catégorie : Music
Bon, jamais j'aurais cru non plus, mais oui, il y a du rap qui me botte !
Ouéééééééééé, ils appellent ça du Hip hop électro. Ok, je suis bien obligée de les croire hein...
Généralement, ma vision de ce mouvement (j'englobe tout sans distinction) c'est que ça gueule avec la diction d'un aphteux, c'est moche dans les mots, c'est moche à l'oreille, c'est moche surtout dans les images clips où les idées des casquettés agités des bras tels des muppets sont aussi larges que les shorts des nanas qui les entourent sont longs. Bref, en gros, généralement ça me fait plus froid que chaud.
Ce qui me fait surtout larguer le repas, c'est que ça constitue le bunker sonore du fils et donc, ça me remet direct côté : « vieux con ». Faut dire que ce qu'il écoute est vraiment terriblement naze.
A les écouter, ça dégommerait n'importe qui pour n'importe quelle raison et surtout, « baby, j'suis kelk1 si j'ai d'la tune ! » Pouah !
En fin bref, en gros, à part une exception ou l'autre, ça ne me fait pas un effet dingue.
Mais Redbong, à vrai dire, ça me fouette ou ... des fois, ça me fait marrer... donc c'est bon!
J'en reviens pas, j'irais presque voir ce qu'ils donnent en vrai … (sauf que j'aurais sans doute l'air très con dans la foule ??? A moins que je mette une perruque multi nattée, un bandana, un froc que j'aurais l'air de me faire dedans, une casquette de traviole, … à non pire, un short et le nombril à l'air… purée !!!... fuyons donc les idées « live » ça vaut mieux pour tout le monde).
J'en sais rien, je me fais des idées peut-être ? Oui, oui… j'ai l'âge des a priori et malgré mes idées larges, c'est dur d'en sortir. A mon avis je suis en train de faire de la soupe infernale et je vais voir rappliquer les spécialistes qui vont me tailler le portrait.
Alors, bon, dans le doute, on va se faire un petit live à les écouter là gentiment calé dans le fauteuil hein.
Ça risque moins et surtout, je vous jure, par ici il y a du bon texte, de l'humour à revendre, des appropriations culturelles vraiment fines à découvrir en filigrane et une musique créative, séduisante.
Hein ????? de la création musicale sur du rap !???? ...enfin, du hip hop électro!!?? Mumuse, t'as préparé ton live en fumant la moquette séchée ????
Non, je maintiens qu'il y a une vrai création car certains morceaux conjuguent le rythme rap au son hard parfois, comme sur Intolérance Zero ou Je sors de mes gonds (là, j'y retrouve même un peu de musique expérimentale à

Evidemment Intolérance zéro, c'est la dénonciation du racisme et la manipulation des masses. Comment faire monter la haine et la peur pour se faire une place ouverte en politique ?
On pourrait les mettre en parallèle avec Trust à une époque déjà lointaine de son Anti social tellement la musique te pêche et les mots t'éclatent. C'est même à pleurer, la génération d'Anti social se voit accoucher de la génération Intolérance zéro… crotte, rien n'a changé !
Si on y fait bien attention, dur dur vu le rythme endiablé, le texte est truffé de jeux de mots, ce sur quoi je ne crache jamais. Bon, ok, ça va pas me mettre de bon poil pour la nuit… mais, hé, faut pas se leurrer non plus, l'artiste son rôle n'est pas toujours de nous déstresser hein, faut aussi qu'il nous remue les tripes parfois pour qu'on avance d'une case.
Oué bon… il peut rêver le pauvre artiste, je suis quand même les fesses dans le beurre à tapoter sur mon clavier.
Sortir de Striptease, c'est trop extra mon frère !
En filigrane, une émission que les Belges connaissent évidemment, non seulement dans le texte mais dans l'arrière fond musical. Fallait parvenir à la faire en rap celle-là non ?
Le thème ? En gros… ne serions-nous pas tous des cons ?
1sectivore, qu'il est doux cet accent sudiste…
C'est très très trash hein le texte ! oups ! … tiens marrant, je retrouve les Muppets là-dessus, mais pas ceux du dessus… les potes à Kermit sont dans l'arrière zique….
Nan ??? un peu de reggae ? non, mais ça jungle avec tout dans ce groupe !!!
Oh misère, je me demande quand même ce que ça donne en vrai, je me marre rien qu'à écouter…
Bon, si j'ouvrais un bon vieux bouquin de Kafka après ça…. ?
1sectivore…1sectivore…pouet pouet pouet, 1sectivore, 1sectivore, pouet pouet pouet…
Peter Gabriel
Peter Gabriel
Catégorie : Music
Dans mon bunker sonore, il arrivait qu'une petite fleur fragile vienne apporter un peu de douceur dans ce monde de brutes… my little sister !
Elle arrivait comme une petite elfe, ouvrait la porte, se tapait sur mon lit : « Tu mets celui-là ? ». 
Son préféré, « Pitou », entendez par là, Peter Gabriel, la song qui sera pour le coup ma petite madeleine à moi, sa petite madeleine à elle : Games without frontiers

Elle a attrapé le virus à ce moment là, depuis elle suit régulièrement de ses news, est au courant du moindre concert, du moindre album qui se pointe, Peter Gabriel c'est son indéniablement son artiste préféré.
Pour moi, c'est un super flash back, comme dit Sonia.
Je ne vous en dirai pas plus, il y a des moments de bonheur qu'on garde au fond de soi et pi c'est tout hein.
Je me souviens, sur ce 33, qui est passé d'une grande main dans une petite main, il y avait aussi cette chanson en l'honneur de Biko. Ce médecin black battu à mort à Pretoria le 12 septembre 1977. C'était un peu avant le Boycott de l'Afrique du Sud pour l'abolition de l'apartheid. Il en a fallu du temps pour en arriver à bout. Dingue de songer que c'est uniquement quand leur porte feuille a trinqué qu'ils ont pigé.
C'était long, très long, même vu d'ici…
Je sais que c'est très controversé, mais quelque part, cette lutte n'a pu prendre fin qu'à partir du moment où les pouvoirs publics de nos pays, poussés par la population qui se refusait à consommer les produits en provenance d'Afrique du Sud, ont opté pour le gel total des relations économiques et culturelles avec l'intolérable.
Et si la population n'avait pas voulu prendre conscience ?
Peter Gabriel n'était pas le seul artiste à révéler l'insoutenable, il y en a eu bien d'autres, qui d'ailleurs n'ont pas toujours estimé que le boycott était une solution dans la mesure où ceux qui en souffraient le plus n'étaient pas les afrikaners, mais les populations déjà démunies.
Je me souviens que c'était un débat très pesant …
Personnellement, je pense qu'il n'y avait pas d'autre solution.
Le clip de Biko, qui alterne des images de concert prises avant la fin de l'apartheid et où il appelle réellement à la prise de conscience et à la lutte, avec des images du film réalisé sur cette histoire (Le Cri de la liberté, Cry freedom, de Richard Attenborough, réalisé en 1987.), est vraiment impressionnant et émouvant.
Le mariage entre les deux « cœurs » qui battent ensemble musicalement, percus africaines et cornemuses, « cœurs » en route et décidés, c'est un autre message. Superbe !
L'apartheid n'a pris fin qu'en 1991!
Je ne sais pas si vous parviendrez à lire la vidéo de Games Without Frontiers, chez moi, elle se bloque à partir du moment où « Adolph et Enrico » jouent ensemble…, à partir de là, je n'ai que les images. C'est marrant, je ne me souvenais plus du tout, du tout de ce clip !?
Celui-là en tous les cas ne se contente pas de vains mots puisqu'il est allé jusqu'à frôler la catastrophe financière pour son engagement envers les artistes du bout du monde. A chaque concert d'ailleurs, l'un d'entre eux est présent en première partie.
Bravo à lui pour cela !
Ton Pitou sister, c'est pas de la dégonflette !
Que dire encore ? Ces concerts ?
Bah, elle va m'en vouloir sister…
Nous sommes allées le voir, j'insiste sur « le voir », parce que c'est un vrai spectacle visuel aussi. Il est plus qu'inventif, intégrant tel un mégalomane toutes les nouvelles technologies qu'il pourrait s'approprier pour que tout son spectacle raconte une histoire. C'est quelque chose à voir, oui..., seulement j'aime pas. Pourquoi ? Parce que justement, c'est tellement axé sur le visuel que je trouve que ça nuit à la musique. C'est à « mes sens » un parasitage inutile et dérangeant.
La première fois, je me dis : « Bon c'est la salle qui n'est pas adaptée » (Flanders Expo à Gand, où nous avons commandé notre chopinette en même temps que Goldman qui était là tout simplement « public parmi le public » et ne se tapait pas dans un espace V.I.P…. dingue ! Enfin ... tant que le peuple ne s'est pas mis à le gaver en demandant des autographes, pfff!), la deuxième fois toujours la même désagréable sensation que l'acoustique merde (Forest National Bruxelles, où on n'a croisé personne en allant commander la chopinette.). Bon, pitèt les salles sont-elles réellement pourries chez moi ? Nan, avec le matos du type, ça tient pas debout l'excuse !
J'en sais rien, mais franchement, ça m'a refroidi.
Pour vous en donner une petite idée, cliquez sur les vidéos de concert. Celles de Chicago, San Jose et de Cleveland en montrent vraiment quelques aperçus significatifs.
Bon, pas grave Pitou, … vu le bonheur que tu m'as envoyé à d'autres moments, t'es pardonné !
Urban Trad
Urban Trad
Catégorie : Music
Je ne peux quand même pas rester sans vous parler du groupe qui a fait battre les cœurs de 

Pas seulement par chauvinisme, Urban Trad se faisant souffler la première place de l'Eurovision lors du dernier vote par des Turcs dont plus personne n'a jamais entendu parler par la suite (ça valait bien la peine de venir parachuter des Loukoums dans notre mayonnaise !), mais pour bien d'autres raisons encore.
D'abord parce que leur créativité est mise au service de notre société dont ils sont, sans doute sans le savoir, les gardiens du souvenir.
Pourquoi ? Parce qu'ils explorent réellement les différents courants musicaux européens actuels en les rattachant à nos racines celtiques communes. Urban Trad, c'est le témoignage de la culture actuelle et le témoignage du passé. C'est le trait d'Union entre le passé, le présent, l'avenir, à l'heure où notre histoire européenne débute. Urban Trad, c'est une démarche fédératrice semble-t-il.
Pourtant,
C'est dans ce contexte où l'incompréhension totale entre le Nord et le Sud de leur pays s'installe que Urban Trad représente les couleurs de son pays déchiré (si pas encore déchiqueté) en l'an de chance 2003. C'est au tour de
C'est un succès incroyable et surtout, un succès inattendu !
Bientôt, alors que les familles, les amis des membres d' Urban Trad sont réunis en toute simplicité dans une salle louée pour l'occasion dans un bled perdu des campagnes de la région de Charleroi, les voitures de journalistes, dépêchés semble-t-il dans l'urgence à la vue des scores qui s'annoncent grandioses, bloquent la nationale. C'est la folie, même la télé espagnole est sur place !
Qu'est-ce qui secoue l'Europe quand ces Belges qui, comme le confiait Yves à des proches quelques jours avant, n'ont « même pas fait de frais pour les tenues des filles », chantent Sanomi dans une langue et une gestuelle imaginaires ?
Les Européens reconnaissent-ils leurs propres craintes et leurs propres espoirs dans ces jeunes dont la langue imaginaire dépasse toutes les frontières culturelles ? C'est à se le demander…
Certains diront : « L'Eurovion, c'est de la daube, eux avaient au moins une vraie création ! ».
Personnellement, je pense que cela n'explique pas tout !
Il suffit de visionner les vidéos de leurs prestations aux Francofolies de Spa et celle à Aachen en Allemagne pour se rendre compte que l'ambiance est identique et qu'ils sont partout chez eux.
Kerua vidéo Francofolies de Spa
http://www.urbantrad.com/html/modules.php?name=Module_Vide&pa=video&pid=0
Vodka Time
http://www.urbantrad.com/html/modules.php?name=Module_Vide&pa=video&pid=1
Sanomi
http://www.urbantrad.com/html/modules.php?name=Module_Vide&pa=video&pid=2
Mix à Aachen
http://www.urbantrad.com/html/modules.php?name=Module_Vide&pa=video&pid=8
Et puis, une autre raison pour que je vous en parle, c'est que… si je les oublie, j'ai un moustique de la maison qui m'ayant piqué les CD, chantant Urban Trad, respirant Urban trad, dansant Urban Trad va m'envoyer des « regards de la mort qui tue » !
Ben oui, c'est hyper fédérateur, même au sein de la casa !
Je ne vous dis pas le délire quand maman et sa fille de dix ans se retrouvent ensemble à un Festival où il y a Yves et sa bande hein ! Et faut pas croire que les « papy et mamy » restent à l'arrière non plus ! C'est même marrant de voir des « adultes vaccinés et responsables » endosser un T-shirt Urban Trad pour aller déconner avec les djeuns (celui avec les paroles de Sanomi dans le dos pour que celui derrière toi puisse suivre s'il a oublié la langue hein !) … j'adore ces ambiances là !
Tu veux les paroles?
Sanomi helé
Manilla keranu
Aliya irema nia lago
Ture madilé
Sanomi helé
Manilla keranu
Aliya irema nia madilé
Kenatu narilé
Lakenatu narilé
Pasema niamo ture saro
Delamaoré
Kenatu narilé
Lakenatu narilé
Pasema niamo ture sanisi
Sanomi helé
Manilla keranu
Aliya irema nia lago
Ture madilé
Sanomi helé
Manilla keranu
Aliya irema nia madilé
Kenatu narilé
Lakenatu narilé
Pasema niamo ture saro
Delamaoré
Kenatu narilé
Lakenatu narilé
Pasema niamo ture sanisi
Léala léala sorimana sorimana
Léala léala sorimanao
Léala léala sorimana sorimana
Léala léala sorimana soléo
Sanomi helé
Manilla keranu
Aliya irema nia madilé
Léala léala sorimana sorimana
Léala léala sorimanao
Léala léala sorimana sorimana
Léala léala sorimana soléo
Enfin, ben c'est affectif aussi…
Urban Trad, son élément fédérateur, Yves Barbieux, c'est un de chez moi.
Dès qu'il est dans les environs, les couloirs de l'endroit que je hante sont remplis de grandes affiches et tous ceux qui se souviennent de sa personnalité déjà très marquée, et fédératrice forcément, au sein des djeuns ont le sourire en passant devant.
C'est super la preuve vivante qu'un jeune qui croit en ses rêves peut même arriver jusqu'à les dépasser…
Et puis, surtout, j'aurais jamais cru que ce soit possible, moi qui me vide de deux litres chaque fois que je dois aligner deux mots en néerlandais, moi qui ai toujours trouvé cette langue gutturale était tout sauf musicale, je la découvre dans la voix de leur chanteuse au contraire très mélodieuse et agréable. Ce petit miracle s'appelle « Zout » ( le "zout", pour ceux qui ont besoin de la traduction, c'est le truc blanc en grain que tu trouves dans un pot troué sur le dessus à côté du poivre et qui donne un bon goût aux frites). Je vous engage à en écouter un extrait… et puis, tant que vous y êtes, écoutez tout le reste hein !
http://www.urbantrad.com/html/modules.php?name=Content&pa=showpage&pid=11
Pour mieux comprendre leur troisième album, Elem, je vous conseille de suivre les explications qu'ils en donnent dans cet ITV.
http://www.urbantrad.com/html/modules.php?name=Module_Vide&pa=video&pid=4
Comment Francis Cabrel est arrivé jusqu'à moi
Francis Cabrel
Catégorie : Music
Juste parce que je ne suporte pas le coin "archives"...
Francis a franchi un mur que je pensais plus haut et plus gros que le mur de Berlin.
Mon bunker a tenu bon jusqu'à lui.
Ces murs de sons érigés en protection contre un extérieur dont l'incompréhension à mon égard m'agressait toujours plus de jour en jour ont résisté aux cris des parents, à l'incursion violente d'un « Hulk » auquel il ne manquait que la chemise en lambeau et la couleur verte et qui a brisé d'un seul coup un CD des Queen, mais Cabrel y est venu à bout.
Cabrel, c'est le bélier qui a forcé l'entrée. Tous les jours il y revenait à la radio, sans relâche, ça je ne pouvais pas le louper, il aimait à mourir et il le faisait savoir interminablement jusqu'à en épuiser mes défenses.
Pourtant il lui en a fallu des notes accrochées à ses sabots de bois pour monter dans ma grotte cachée sous les toits.
Mais non, je n'étais pas « amoureuse » de Cabrel, … m'enfin avec sa moustache sortie tout droit de l'époque gallo-romaine, celui-là n'aurait eu aucune chance…
C'est juste que cela correspondait tout à fait à la brutalité de l'éruption hormonale, tout n'est que romantisme chez les ados, c'est-à-dire excessivement violent dans le ressenti et excessivement violent dans l'expression. Et j'étais excessivement amoureuse de l'idée que l'amour existe et qu'on puisse le chanter avec des mots si forts. A chaque couplet, chaque refrain, chaque ver, chaque pied, il faisait mouche :
« Elle a connu toutes les guerres pour être si forte aujourd'hui, elle a connu toutes les guerres de la vie et l'amour aussi… »
L'amour ? Quelle connerie ! M'intéressait pas l'amour ! Les mecs oui, mais l'amour ? La réponse était très claire : « NON ! » Je ne m'attacherai pas ! Amour signifie, boulet, largage, pleurs et disgrâce, l'amour est donc un risque à ne pas prendre.
Par contre, les guerres, j'étais bien en guerre ça c'était on ne peut plus évident !
Et ça rend fort ? La guerre finira donc par prendre fin ? L'amour serait-il donc un risque intéressant ?
Pourtant, Cabrel n'avait pas encore gagné. Il était un porte-parole, il lançait son texte, il me fallait le suivre, mais rien n'était signé.
Attends ! Rends-toi compte !
Il arrive au beau milieu de la période où le hard et le rock constituent mes seules défenses et où il est terriblement important de faire partie du groupe. Merci bien, j'en avais assez sué pour cela ! C'était le moment où les « babas » pas si cool que ça se livraient à une lutte constante avec ce que nous appelions les « minets » gavés de disco et au look très nouillasse et très con.
Et tu veux que j'assume Cabrel ?
Ok, aucun rapport avec le disco, le type en pleurerait…, mais s'il constituait le renouveau de la chanson française particulièrement ringarde à l'époque, on dit vulgairement « variété », mes choix sans concession ne lui laissaient pas de place.
Jamais je n'ai piqué un disque, mais le sien moins encore… t'imagines la honte si je me faisais prendre avec Je l'aime à mourir sous mes fringues ?
C'était le moment où jamais de m'assumer. Oui, j'aime cette chanson, oui ça me parle, oui j'ai envie d'entendre parler d'amour, oui je file acheter ce disque …. Mais non, je n'en parle à personne…
Dur dur…
C'est le premier 45 tours que j'ai acheté sans laisser la place au hasard et sans le conseil d'un pote. Pour que le choix soit pleinement assumé, il fallait encore en parler… ce fut bien plus facile quand je me suis rendue compte qu'ils avaient tous craqués eux aussi.
Dernièrement, j'entendais : « on pourrait correspondre, puisque tu me corresponds… ».
C'est ce qu'on fait Francis ! J'ai reçu ton Je l'aime à mourir comme un slogan envoyé par kilos de cartes postales et ça m'a secoué, je t'envoie la mienne : « Merci ! »
Merci parce qu'à partir de toi, une porte était ouverte d'une part aux poètes de la chanson française que je refusais alors d'accepter en héritage et à la variété qui par son rôle de vulgarisation des genres musicaux et des poètes est encore rejetée aujourd'hui par les jeunes sans concession et par les pseudos intellos qui préfèrent se pavaner dans l'inaccessible.
Tu m'as aidé à dépasser tout ça, c'est extra!
http://www.myspace.com/franciscabrel
par là, audition directe de ma petite chanson coup de coeur... et d'une autre, qui l'est tout autant: Petite Marie...

Sinsemilia
Sinsemilia
Catégorie : Music
Cela fait des années qu'ils font des concerts, des années qu'ils chantent et qu'ils font de la zique plus qu'intéressante, des années qu'à travers leurs chansons ils ont un langage plus qu'engagé (tiens c'est marrant, les racines sont différentes, mais langage et engagé ça rime à fond !... c'est vrai aussi que ça ne sert à rien de savoir parler si on ne s'engage pas à s'en servir), mais curieusement "le tout public", c'est-à-dire des gens comme moi ne les ont connus qu'avec « Tout le bonheur du monde ».
Pourtant, franchement, on ne peut apprécier cette chanson là qu'en ayant une écoute plus élargie de leur répertoire. Ils en sont déjà à quatre albums, plus un live et le cinquième est en route.
« Tout le bonheur du monde », c'est surtout un clip très amusant destiné visiblement à l'enfance, une chanson reprise dans les écoles lors des fêtes de fins d'année, bref en apparence quelque chose de bien commercial.
Le fait est que celle-là a cartonné et permis, je l'espère, une meilleure approche de l'univers Sinsemilia.
Je m'en vais donc à un festival d'été pour suivre un peu URBAN TRAD quand l'un des poussins de la casa me demande de m'accompagner vu que : « Il y a aussi ceux qui chantent ma chanson maman ! ». A comprendre: elle avait chanté ça avec toute sa classe en fin d'année et ce fut un succès mérité ! Donc « Tout le bonheur du monde », c'est SA chanson.
Ce qui est cool, c'est que parties toutes les deux pour entendre des choses différentes, nous sommes revenues avec un échange et un partage intense, l'une adoptant le « trip » de l'autre.
Si elle est devenue une inconditionnelle d'URBAN TRAD, j'ai apprécié énormément Sinsemilia et je suis heureuse d'avoir découvert l'ensemble de leurs chansons.
Quand on reçoit Tout le bonheur du monde sans plus amples explications, c'est gentillet, c'est plein d'espoir, c'est un appel aux adultes, à leur responsabilité envers les générations futures.
Quand on entend Tout le bonheur du monde en fin de concert, … oups… on en est moins sûrs ! La chanson résonne de façon amère, Tout le bonheur du monde devient un pari bien incertain, la responsabilité du monde adulte on n'y croit plus trop… la chanson devient franchement ironique.
En effet, engagés dans leur texte, ils font une peinture relativement caustique de la société actuelle : « Bienvenue en Chiraquie », chanson qui dénonce un manque de droit à l'expression, une violence « de la justice en état de siège », « Du mal à croire », reflet de toute la folie humaine où qu'elle se décline, n'en offrent pas un constat très engageant!
Sortant de ce concert qui se termine par cette petite chanson si jolie et que je découvre du coup faussement naïve, j'ai vraiment eu envie d'en savoir un peu plus.
Dès le deuxième album, Mauvaise réputation (merci Brassens !), Défenseurs de la paix… le ton était donné !
Mauvaise réputation dédiée à tous ceux qui osent se mettre du côté du plus faibles sachant qu'ils n'en récolteront que des ennuis, Défenseurs de la paix, soulignant le paradoxe, voire l'hypocrisie d'une France qui se veut à l'origine des Droits de l'Homme et défenseur de la paix, mais qui vit aussi du marchandage des armes. En dehors de
Du troisième album, je retiens surtout « Télévision », procès de possibilités avortées,
« Le Futur », hommage à la révolution avortée de 1968.
C'est amusant, tandis qu'ils chantent que les jeunes d'hier rêvaient d'un futur bien meilleur que celui qui est devenu notre présent, j'enttends dans la mélodie du refrain quelque chose qui revient dans « Tout le meilleur du monde »… Tout, au travers de leurs albums, se tient ! Tout est relié ! C'est vraiment quelque chose de bien construit sur un fil conducteur qui tient la route du début à la fin. Une cohérence totale !
Bon, je reviens au concert quand même !
En dehors des textes très amères et caustiques, la zique ça donne quoi ?
Bon, en écoutant l'ensemble des albums, on a compris, ça sonne reggae. A la limite, si on s'arrête à cette simple écoute, on pourrait dire même que c'est assez plat et mou…
Oué, sauf que, il faut toujours se rendre compte de ce que donne les artistes sur scène, là où leurs chansons prennent vraiment vie !
Il y a d'ailleurs un album live qui permet d'entendre la différence entre
Ils sont 11 sur scène, jamais aucun ne semble s'endormir, ça joue d'un instrument de façon endiablée, ça chante, ça danse, … ça t'épuise, parce que inévitablement toi, de l'autre côté de la scène, tu suis le mouvement… tu te demandes s'ils passent des mois en salle de sport pour tenir le coup comme ça pendant plus d'une heure ! Fameuse santé !
L'image d'ouverture du site les résume mieux que tout…
A voir sur scène absolument !
Tite vidéo pour le plaisir : « La mauvaise réputation »
http://www.zabaniet.com/clip-video-sinsemilia-la-mauvaise-reputation
A mâter également, un culot jusqu'au bout : comment poser une bombe au JT de 13h00 en refusant de chanter ce qui est prévu : « Bienvenue en Chiraquie »
http://www.subversiv.com/doc/justine/1.Bienvenue-en-chiraquie.htm

Bon, au niveau de Myspace... c'est un peu le cafouillage autour d'eux.
J'en trouve trois.
Une page semble laissée relativement à l'abandon, deux autres va savoir si elles sont ouvertes par le groupe ou pas? C'est pas clair... et de toute façon, t'envoient sur une adresse de site qui n'aboutit nulle part... beuh!???
Propos de Magloire sur GA Jones
Georges-Alain Jones
Catégorie : Music
Ben je vais rien dire... je me contente de me la péter, vu qu'il m'a pas fallu autant de temps pour y voir clair 
Hier, en direct de La Réunion, dans l'émission La Compil d'Evelyne Adam:
"Georges-Alain a un talent encore plus grand que sa notoriété qui est déjà immense"
-Magloire, sous effet du "ti-punch", d'accord, mais surtout sous l'effet du son qu'il dégustait en live!-
Il y a des fois où je fais: "ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!"
Pour une fois que c'est pas moi qui le dis hein...
Du coup, scusez, je vais reprendre un peu de son et puis, bien si ça se trouve, j'aurai pitèt encore des choses à vous dire quand je serai retombée sur terre. 
Quand est-ce qu'il arrive ce foutu deuxième album?
Parle moi! Georges-Alain Jones
Parle-Moi, ...
J'adore cette chanson!
Je l'ai déjà dit, c'est selon un moment d'humeur Jones et moi... j'écoute rarement tout l'album en une seule fois. C'est toujours la même song qui repasse et repasse jusqu'à ce qu'une autre ait autre chose à me dire. En ce moment, c'est elle.
Pourquoi?
D'abord, j'ai comme une tite histoire avec elle...
J'attendais des nouvelles du sieur Jones dont la voix m'avait scotchée, coincée le cul sur un fauteuil qui heureusement était bien mou, quand je tombe tout à fait par hasard sur son deuxième single, Vivre en Danger paru chez Mercury. Parle-moi en était la face b. Tention, c'était sorti depuis trois mois hein, mais j'ai loupé l'info.

Jamais compris pourquoi on l'avait tapée face b, la musique balançait comme pas possible, il y avait dedans un solo de guitare à me damner (bon ok, j'suis pas une sainte, pas perte grave) et le texte... ben si on parle de musique blues, là c'est le texte qui est blues...
Pas moyen d'écouter ça et de rester de marbre.
C'est ce single qui m'a invité à chercher à en savoir plus.
Et puis, la voilà remaniée musicalement sur l'album New Jersey paru en 2005 chez ULM, ... bref deux versions qui me bottent particulièrement.

Elle ne m'emmerde jamais! Sa voix toujours mise en valeur dessus, les mots qui font mouche chez moi, une musique qui balance, même si l'introduction de l'orgue m'avait au départ inquiétée lors de la découverte des extraits de l'album. Attends, il n'était pas temps qu'il me la tripote sans permission ma song préférée!
Ben, il a bien fait! Quoique, parfois, comme j'ai la chance de posséder les deux versions je me surprends encore à m'émerveiller du son de la première fois. 
En fait, je ne sais pas si ceux qui ont entendu seront ok, mais je trouve la deuxième version plus persuasive (comment tu veux qu'elle craque pas) alors que la première est plus centrée sur le sentiment du gars qui flipouille un peu. Nan? Enfin, pitèt j'me fais des clips à moi toute seule? 
Pourquoi j'écoute celle-là aujourd'hui?
Bah, déjà, pour le moment j'ai envie d'un son qui me fait bouger. Je suis un peu "out" dirons-nous. Ce truc, tu l'écoutes, tu bouges, c'est inévitable! Dans la bagnole, ça le fait, et hop petit dépassement sur la gauche, et hop petit sourire au gros con qui vient de piquer la place de parking, et hop j'me prends pas la tête d'arriver en retard... j'dois avoir l'air de la parfaite imbécile heureuse au volant. Et alors ???? C'est mieux comme conduite non?
Et puis le texte, ben... malgré le sujet pas marrant, c'est plein d'espoir. Pas envie de se laisser abattre par le silence radio de sa nana le type. Se remet en question. Lui demande de lui parler... et ben... c'est pas tous les jours hein...
Il est morduuuuuuuuuu d'amouuuuuuuuuuuur... ça tombe bien moi itou mordue d'amour pour c'te voix et pour c'te song... Et en plus c'est que le ton est insistant hein!
Dé djou, à l'heure où tous les cougnous d'Noël sont plus capables de s'écrire des lettres d'amour, des vrais des belles, des ceuzes où ils cherchent les mots et où tout se dit par sms: "j'te kiffe graff!"... ben, ça met un peu d'powésie dans le monde hein...
C'est vrai, on connait tous ça non? Des moments d'agacement où on envoie "bouler" ceux qu'on aime en se jurant bien qu'on tiendra bon le dos tourné. J'y arrive jamais à tourner le dos longtemps... c'est effrayant! Et puis ben, on rame hein pour recevoir un regard... alors on fait quoi? Un gros semblant de rien pour ne pas perdre sa superbe? On a l'air bien binauche oui!
(traduisez: un peu "perdu" dans le sens "t'as perdu l'Nord" seulement en belge ça fait encore plussss perdu...)
Elle se tourne vers l'avenir. C'est mon sentiment du moment.
Un peu marre de toujours ressasser les trucs d'hier, envie d'autre chose, envie de bouger, envie de construire toujours.
Et en même temps, envie d'entrer moi-même dans un grand silence radio parfois. 
Purée, j'admire ceux qui parviennent à la boucler. J'y arrive jamais! Elle est forte cette nana qui a poussé le bouton off... pff, de chaque côté de l'histoire je serais perdante à tous les coups.
Perdante?
Bah, c'est relatif tout de même... on ne gagne pas un peu d'amour au bout du compte?
C'est quand même pelant de ne pas pouvoir l'écouter en entier quelque part hein...
Enfin, du moins je peux vous en servir le texte (Julie D'Ayme et Georges-Alain Jones sur une musique de Georges-Alain Jones)
Encore un matin de plus
Le rêve m'envahit
Comme un ange déchu
Je n'ai ni recoin ni abri
Elle est lumière
Une caresse éphémère
Les yeux à peine ouverts
Est-ce le bruit qui m'entoure
Ou est-ce un long silence radio
Qui m'annonce un nouveau jour
Et moi j'espère
Bien sûr sans en avoir l'air
Je suis mordu d'amour
Je crois encore aux rêves que j'ai
Je sais c' que je fais
C'est vers ce malheur que je cours
Parle moi
Je t'en supplie
Non reste là
Et regarde moi
Please baby
Parle moi {x2}
Déjà une saison passe,
Le mauvais temps
Voilà la houle
Toujours les mêmes traces
Qui fait que notre histoire coule
Es-tu mystère
Ou bien ai-je été trop fier?
Je suis mordu d'amour
Je crois encore aux rêves que j'ai
Je sais ce qui est fait
C'est bien ce malheur
Qui m'entoure
Parle-moi
Je t'en supplie
Non reste là
Et regarde moi
Please baby
Parle-moi
{x2}
http://www.myspace.com/georgesalainjones
http://georgesalainsite.online.fr/
http://georgesalainsite.online.fr/interface/
Pierre Rapsat... debout pour ses rêves!
Pierre Rapsat, Les rêves sont en nous...
Catégorie : Music
Pierrot

Les rêves sont en nous…
Mais parfois j'ai du mal à m'y accrocher Pierrot… enfin, avant qu'on en discute, si tu veux bien, je vais te présenter aux inconnus.
Cette chanson est présente sur l'album Tous les rêves paru en 2002 .

Malheureusement, le 20 avril 2002, atteint d'un cancer, Pierre disparaît au moment où la consécration hors frontières arrive enfin en 2001 avec l'album Dazibao.
A partir de là, la chanson prend un sens particulier. C'est un vrai testament.
Il présente un style à part pour l'époque, quand en 1973 il se fait déjà connaître avec un style rock francophone assez puissant. Il ne perce qu'en 1976 quand sélectionné pour l'Eurovision, il fait reconnaître son style avec Judy et compagnie. La chanson n'est pas couronnée à
Dans le début des années 80, c'est même carrément le gros succès chez nous où les salles qui affichent Rapsat ne risquaient pas d'être vides les jours de concerts.
Je me souviens d'un concert de folie à Louvain-La-Neuve, cité estudiantine, en 1983… Lâchez les fauves ! , tu ne croyais pas si bien dire !
Rapidement, Pierre Rapsat devient par la force des choses, mais aussi par son tempéremment fonceur, le porte parole des artistes belges francophones qui souffrent d'un confinement douloureux. En effet ; si le talent est là, les maisons de disques qui les découvrent sont peu enclines à les faire découvrir à l'extérieur. Les radios libres vite muselées donneront naissance aux radios aux programmes terriblement formatés ou hyper typés dans lesquels les nouveaux artistes belges ne peuvent trouver leur place. Quant aux chaînes de télévision, elles n'offrent pas un créneau promotionnel extraordinaire pour les artistes non internationaux, ceux-ci étant les seuls à leur garantir un audimat facile. Pire, certaines d'entre elles se transforment en maison de Production. Quant elles n'exploitent pas des artistes inconnus, bons marchés, dans un one shoot où ils seront surexposés dans un contexte artificiel (RTL merci pour eux !), fermant évidemment leur porte à ceux qui ne sortent pas du Saint des Saint, elles n'ont tout simplement aucun rond à investir dans l'artistique (RTBF pauvre de toi !).
Les coups de gueule de Pierre Rapsat aboutiront vraiment à une refonte des horizons musicaux au sein des radios et télévisions belges.
Percer en France est déjà difficile, mais percer en Belgique en espérant un développement renforcé par les media existant à l'époque c'était illusoire.
Ses propos sur le sujet ont sans doute permis l'envol de beaucoup d'artistes belges actuels qui ont alors bénéficié d'un regard plus attentif des media. Axelle Red (qui n'en finissait plus de descendre Kennedy Boulevard sur RTL), Maurane, Sttellla, Perry Rose, et consort lui doivent beaucoup !
Il a été le fer de lance des Francofolies de Spa qui nous permettent régulièrement des découvertes.
Provoquant une prise de conscience, clair, utilisant des mots qui mots sonnent juste, tombant au bon moment, qu'il sera quand même le premier à bénéficier du soutien total de la Communauté Française de Belgique qui investira 650 000 FB en 1984 pour son premier clip vidéo tiré de l'album Ligne Claire.
Hélas, Pierre est parti bien trop tôt !
Je me demande parfois comment il aurait réagi dans le climat artistique actuel ?
Parce que tout compte fait, est-ce qu'il n'y a pas encore un gros coup de pied à foutre dedans ?
Qui sort gagnant de tout ce tissage de ficelles dorées ?
Les artistes ? Bien mon œil !
Avant de pouvoir être connu chez soi, c'est toujours galère, avant de pouvoir être entendu ailleurs regalère, avant surtout de tirer un rond de ton boulot… espère !!!
Mais quand tu lis la presse, tu suis les émissions télé, tu écoutes ta radio : « ké beau monde doré ! » Silence total, chape de plomb sur la réalité !
Pierre, t'inspirerais pas l'une ou l'autre grande gueule efficace dit ?
Surtout que le festival de ton cœur… je le sens moyen depuis un bon moment, plus vraiment l'impression que c'est le même esprit !
C'est une fabrique de reconnaissance ! Une grande marque à se mettre sur le dos, l'endroit par lequel il faut absolument passer pour montrer qu'on est artiste … ça se glauquifie !
C'était vraiment ce que tu voulais ?
Enfin, tout n'es pas gâché, ils font quand même preuve de peu d'ostracisme envers certains artistes. Ouf !!! Mais à surveiller, à surveiller !
Tiens c'est comme les Media qui t'ont compris, les radios-télés de la RTBF par exemple… figure-toi qu'ils commencent à faire dans le protectionnisme, tournant en rond dans le fond de leur chope et gardant les portes bien closes à ce qui vient d'ailleurs. Ah oui, Team4action qui leur est lié et que tu as bien connu à ses débuts c'est de la Production RTBfienne en somme! Purée, chassez le naturel….
Et que dire du cirque auquel se livre les télés françaises? Point meilleur! Se foutent toujours de nous mais tout compte fait, viennent chercher nos conneries pour les amplifier par là non? 
Bon, ben, je pense qu'il est pourtant nécessaire qu'on s'accroche encore à nos rêves hein Pierre ?
C'est tellement actuel ce que tu nous racontes, c'est indémodable.
Au fait, mother vient de te découvrir, elle m'a dit ! « J'adore ! ». Tu m'étonnes !
Bon, j'm'en vais t'écouter encore, dans cette petite chanson qui me fait mal au cœur sans trop comprendre pourquoi. Tu ne m'en veux pas si je t'interromps pour faire mes commentaires ?
Après tout si tu me causes et que je ne te réponds pas, tu risques de t'emmerder non ?
Tous les rêves, tous les rêves que l'on a partagés
Tous les rêves, tous ces rêves faut pas les oublier
Tout ce qui nous apporte un peu de redoux
Tout ce qui nous importe s'éloigne de nous
(t'as rien de plus marrant à dire ?)
Tous les rêves, tous ces rêves, tous ces baisers volés
Tous ces rêves envolés qu'on a abandonnés
Et qui nous donnaient l'envie d'aller jusqu'au bout
A présent nous supplient de rester debout
(spéciale bise à une copine qui se reconnaîtra et qui toujours tournée vers un avenir qu'elle s'est promise rebooste ceux qui comme moi sont souvent d'une nature pessimiste, des gens comme ça sont des petites lumières qui font du bien autour d'eux ! Big kiss miss !)
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on ne faisait plus
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on croyait perdus
Il suffit d'une étincelle pour que tout à coup
Ils reviennent de plus belle, au plus profond de nous...
(ça c'est une'tite bise à un pote qui n'arrête pas de me le dire, mais comme Pierre chante mieux que lui, fallait qu'il le souffle aussi au creux de mon oreille pour faire écho. Sinon pour l'étincelle, personne connaît l'adresse de Petrofina ?non parce que des fois ça urge… marre d'attendre les étincelles moi !)
Aimons les étoiles
Laissons-les filer
Aimons les étoiles
(oué, en même temps, c'est plus facile de les scruter par temps dégagé ! T'as attendu longtemps que ça se dégage toi, comment t'as fait pour tenir ?)
Tous ces rêves, nous élèvent, nous font aimer la vie
Tous ces rêves, ça soulève et ça donne l'envie
L'envie d'un monde meilleur, c'est beau mais facile
De pas commettre trop d'erreurs, c'est bien plus difficile
(ah oui…. Enfin tant qu'on ne doit pas en plus assumer celles des autres hein… enfin, l'important c'est d'être de bonne foi !)
Car les rêves, car les rêves parfois viennent s'échouer
Et s'achèvent, et s'achèvent devant l'écran d'une télé
Dans un monde qui nous agresse, qui peut vous mettre en pièce
Solitaire dans un trois pièce, tout ce qu'il nous reste...
(bon, là… tu commences à me foutre le mourron Pierrot !)
C'est d'aimer les étoiles
Laissons-les filer
Aimons les étoiles
Laissons-les, laissons-les, laissons-les filer
(En même temps, t'as déjà vu qu'on mettait des étoiles en cages toi ? C'est comme les cons qui épingles les papillons alors…)
Tous les rêves, tous les rêves que l'on a poursuivis
Tous les rêves, tous ces rêves pour un bel aujourd'hui
Et qui nous donnaient l'envie d'aller jusqu'au bout
A présent nous supplient de rester debout
(je commence à avoir une crampe là !)
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on ne faisait plus
Mais les rêves, tous ces rêves que l'on croyait perdus
Il suffit d'une étincelle pour que tout à coup
Ils reviennent de plus belle, les rêves sont en nous.
Les rêves sont en nous...
(on a besoin d'un exorciste là ! C'est qu'ils gueulent les rêves ! Des fois ça vous empêche pas de dormir ?)
Merci Pierrot !
Tes rêves on veut les poursuivre debout et jusqu'au bout !
Je pense sérieusement que des coups de pieds faudra pas attendre longtemps avant de leur en foutre plein les fesses !
Jusqu'au bout tu t'es battu, pour toi, pour ton art, pour ta vie, pour les autres aussi… je ne vois pas comment on peut un jour oublier un gars comme toi ni surtout la substance même de tous tes combats. Pour tes combats artistiques, tu en as marqués plus d'un et je pense que quelque part tu résonnes encore en eux. Faudra pas longtemps Pierrot, faudra pas longtemps… ! Il en suffit d'un parfois qui ne soit que l'étincelle…
Il est temps d'ailleurs, parce que partout où on se tourne, suffit de voyager ici et là, de faire des « clic clic » et on rencontre un panier d'artistes. C'est fou tu sais ! Mais on les attend où véritablement ?
En même temps, c'est pas difficile, faut qu'ils se décident un peu à bouger leurs miches quoi !
T'as fait quoi toi ? Quand t'en a eu marre, ben t'y est allé dans leur foutue télé et tu leurs as dit clairement ta façon de penser non ?
C'est difficile d'avoir ici et là des Pierre Rapsat qui rassemblent un peu les masses artistiques et qui font réfléchir ?
Di djou, ké monde fadasse !
Enfin, je sais pas pourquoi, mais là ça va tellement loin que j'ai l'impression que ça ne peut plus tenir !
T'es comme Balavoine toi Pierrot : t'as attendu, t'as écouté et puis t'as un peu gueulé, on t'a écouté…. Et puis t'es devenu une légende… mais les légende ne meurent jamais, elles inspirent…
A bientôt Pierrot, pour une chanson sans doute…
Je ne trouve pas d'écoute possible de cette chanson. Par contre, j'ai trouvé une petite vidéo d'un enregistrement de Lio en studio avec Pierre Rapsat quelques semaines avant son décès. Le thème reste le même: « Tout le monde veut y croire »
Tout le monde veut y croire
Au moins avoir une chance…
Je veux croire qu'on continue à suivre cette légende !
Pour en savoir plus sur pierrot
Saule, du minimum au maximum
Saule, du minimum au maximum...
Humeur actuelle :
calm
Catégorie : Music
Le minimum… ?
En tous les cas, il est parti pour un maximum !
Le spectacle créé autour de son répertoire par Franco Dragone (celui-là même qui a conçu le spectacle de C'line à Las Vegas) semble cartonner puisque pas moyen d'avoir une place.
La vente de l'album semble approcher les 7 000 exemplaires, Saule étant surtout connu des festivaliers et des media belges. Merci à Lio de le faire connaître d'ailleurs… Mais l'effet proximité étant quand même un grand kekchoz chez nous, il a déjà les services du meilleur concepteur de spectacle actuel.
J'ai aimé écouter ce qu'il disait hier en radio, un spectacle répété 15h/24, ça oblige à prendre des décisions rapides. Tout le spectacle tel qu'il est conçu à la base ne pouvant être répété davantage, il a fallu laisser tomber quelques superflus et improviser aussi pour garder poésie et perfection.
Je l'imagine d'ailleurs mal, pour le peu que j'en perçois, s'enfermer dans un concept trop lourd qui ne laisserait aucune place à l'impro.
J'aimerais avoir un retour de ce spectacle si quelqu'un a eu l'occasion d'en lire quelque chose ou éventuellement de le voir ?
Mais là… je ne peux compter que sur des perdus de l'espace net qui feraient une tite recherche sur le gars et voudraient partager.
Sait-on jamais hein ?
Logiquement, il vient dans ma p'tite région au printemps, m'étonnerait quand même que le concept Dragone fasse partie des bagages, pas grave je découvrirai à nu.
Présentation du Minimum…
Encore une peinture sociale sur fond de poésie.
A courir continuellement, nous nous contentons du minimum. Pire, le minimum déjà inconfortable ne serait-il même plus garanti ?
C'est pas grand-chose, c'est même minable, mais c'est le strict minimum… et tu l'as toi ?
En parallèle, je mettrais bien la chanson d'Axel Red : On a besoin de temps…
Tu parles ? Vous avez encore le temps d'aimer les gens qui vous entourent ?
Non ? Ben faut le prendre alors ! Sinon, même ce minimum absolu vous risquez de passer dessus.
Pour faire l'amour, il faut être deux
Minimum
Que l'partenaire sourie un peu
Minimum
Plus on le fait moins on s'contente
Du minimum
Du premier du mois jusqu'au trente
C'est l'minimum
C'est la chanson de la minimisation
On fait l'éloge, le panthéon
Du minimum
Ah c'est le propre de l'homme
Que ce bon vieux minimum
On a la flemme du samedi soir
On fout plus rien c'est dérisoire
Que l'minimum
Juste un pizza dans l'micro-ondes
Le minimum
On s'brosse les dents quatorze secondes
Le minimum
J'vais peut-être me teindre les cheveux en blonde
Le minimum
Je serai peut-être conne
Mais s'rai une bombe
Ça c'est l'minimum
Ah c'est le propre de l'homme
Que ce bon vieux minimum
On a la flemme du samedi soir
On fout plus rien c'est dérisoire
Que l'minimum
Nous tout c'qu'on veut c'est
Le strict minimum
Et ça c'est l'minimum
Queen, Made in Haven
Queen, ... Made in...
Catégorie : Music
Est-ce que je suis capable de parler de Queen ?
C'est le total paradoxe Queen.
Je suis incapable de traduire une seule émotion. Sans doute parce que ce groupe m'a interpellée à des moments différents, que leur façon de me parler n'était jamais la même et que de mon côté je n'ai pas été égale dans la réceptivité.
Les sentiments à exprimer sont donc tellement contradictoires. Par où commencer ?
Je me sens piégée totalement par le ton que j'ai mis dans les articles précédents.
Ce qui m'intéresse, c'est l'émotion du moment, la retrouver, partager ça. Oui, mais l'émotion du moment, je ne peux pas m'empêcher de la commenter, de prendre du recul, de la retraduire en tenant compte de ce que j'en pense maintenant, en tenant compte de ce que Queen représente dans la globalité de son apport à postériori.
Misère, je deviens d'un pompeux !
C'est ça qui rend la relecture des émotions impossible. Queen m'oblige à cérébraliser le compte rendu émotionnel. Queen pourrit donc ma capacité à laisser à l'imaginaire la plus grande part du gâteau. Queen me sabote ! Queen m'emmerde !
Est-ce qu'on relit une émotion d'abord ? T'es déjà à côté de tes pompes quand tu dis ça … nan, la relecture de ce que Queen t'envoie rappelle des émotions. Qu'est qui parasite ça ? Je n'y arrive pas vraiment.
Le recul ? Le vécu ? La difficulté de « s'attaquer » à une bombe ? Tout ce que j'ai pu lire sur eux ? L'inégalité même de leur apport ? Je n'en sais rien, vraiment…
Je n'ai éprouvé aucun remord à exprimer une émotion que je ne partage plus au sujet des Beatles. Ni la déception quand je les ai reçus, ni le contexte dans lequel je les ai reçus. Tout cela m'est totalement étranger aujourd'hui et pourtant j'ai pu le faire sans complexe.
Mais Queen coince !
Je crois que le plus simple, c'est de laisser parler l'émotion du jour.
Queen manque !
Mercury manque !
Freddie… est-ce toi qui parasite tout ?
L'image de cet homme qui a marqué d'une empreinte trop appuyée toute une génération ?
Est-ce que tu n'expliquerais pas toi seul toute la difficulté à gérer ce compte rendu ?
Quand à une image de toi se superpose une autre. Comment traduire ce que j'ai à dire ?
Tu sais quoi ? Tu rends les rumeurs de reformation de Queen absolument « con » !
Je ne pense pas que tu en étais l'élément principal. Un groupe est une association, les efforts des uns s'appuient sur les efforts des autres. Vous faisiez corps. Mais tu étais le catalyseur des émotions de votre public.
Je me prends à dire parfois que somme toute, Queen était un roulement bien monté pour faire du commercial. C'est froid cette façon de tout résumer. Et si j'envoyais balader cette froideur aux quatre cents diables ? Sans doute que ça libèrerait un passage non ?
Commercial ? Qui se vend.
Qui se vend ? … réponse ???
Est-ce que c'est tous les sous-entendus que je colle aux mots "se vendre" qui m'empêche de te rejoindre ? Alors, on les balance ?
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